Pierre Desproges et le cancer…

Posté par cielnuageux le 6 septembre 2018

Extrait du Dictionnaire Superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges

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« Larminier (Pierre-Henri), homme de science et chercheur français célèbre pour avoir vaincu le cancer (1931-1984).
Infirmier dans le service de cancérologie d’un hôpital de la région parisienne, Larminier devait constater, après de nombreuses observations et recoupements effectués en 1983 sur plus de deux mille cas que :
1. Les patients venant la première fois en consultation de cancérologie s’y rendent par leurs propres moyens, seuls et sur leurs deux jambes, parfaitement valides.
2. A chacune des visites suivantes, les patients donnent des signes de plus en plus visibles d’épuisement. Certains, même très jeunes, perdent subitement leurs cheveux et deviennent progressivement bouffis de visage comme sous l’effet de certains poisons ou alcools absorbés à doses toxiques.
3. Dès que ces patients cessent de se rendre chez leur cancérologue, leurs troubles disparaissent, leurs cheveux repoussent, leur visage reprend un aspect normal et leur fatigue générale s’estompe.
4. Si, après un laps de temps moyen évalué par Larminier à deux ans minimum et sept ans maximum, ces patients retournent voir leur cancérologue, les troubles cités plus haut s’installent à nouveau et, cette fois, de façon irréversible.
5. L’observation de ces phénomènes prouve donc de façon formelle que le cancer est une maladie provoquée par les cancérologues.

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Valérie Héneau : vacances sacrificielles avec des jeunes enfants

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec des enfants en bas âge

Valérie Hénau

On ne part pas toujours en vacances dans des conditions idylliques, Parfois, il faut composer avec certains boulets !

Tout le monde rigole du « chic-ouf » (chic, ils arrivent, ouf, il repartent), cher aux blogs et aux magazines pour jeunes seniors.
Jusqu’au jour où ça vous arrive à vous : accueillir une marmaille trépidante.
Au bout de deux jours, le constat est accablant : comment pouviez-vous passer, autrefois, des vacances avec vos propres bébés, sans prendre trois mois de congés ensuite pour récupérer ?

Pas plus entraînés que nous physiquement, comment nos valeureux ancêtres faisaient-ils face quand on leur collait pour les vacances l’arrière-ban des enfants, cousins et neveux en couche-culotte ?

Réponse : Ils étaient plus cool que nous sur des tas de domaines,
Les jeunes parents d’aujourd’hui, quand ils vous font le cadeau de vous confier quinze jours leur marmaille adorée, ont des idées pour vous occuper un peu plus,
Il faut les stimuler, ces précieux chéris, continuer à pratiquer la « parentalité positive » qui est de mise chez eux (on ne gronde pas, on explique), les nourrir avec une rigueur impressionnante, et, bien sûr, les enduire des pieds à la tête d’écran total dès qu’ils sortent de la maison (en plus du T-shirt anti-UV, de la tente de plage protectrice et du chapeau à bavolet arrière)
Forts de ces révélations, il faut tenir le choc…

Ils font du bruit tout le temps
On l’oublie vite, quand on est tiré d’affaire, mais le niveau sonore maintenu par des petits est proprement hallucinant.
D’abord, ils parlent tout le temps. Papy et mamy s’avérant des puits de science quant aux mystères de la vie, les questions métaphysiques et/ou plus concrètes fusent.
Il est recommandé d’être balèze en sciences naturelles, en astronomie, voire en physique quantique.
Et de leur répondre du tac au tac.
Si jamais vous parvenez à étancher leur soif inextinguible de savoir, ils ont toujours une bonne histoire en réserve : il y aurait des zirafes au fond du jardin, parfaitement. Et une licorne par la lucarne, bien sûr.
Quand par bonheur, ils ne parlent pas encore, leur seul moyen d’expression est le cri.
Et on peut en dire, des choses, par ce simple vecteur ! Les oreilles bourdonnantes, la tête farcie, il n’est pas sûr que vous conserviez cette patience qui fait que votre fille aime tant vous confier la prunelle de ses yeux.
Cette dernière vous ayant par ailleurs interdit la télé et la tablette – alors qu’elle ne s’en prive pas, elle ! – que faire ?
Désobéir. N’ayez aucun scrupule à avoir recours, vous aussi, à des baby-sitters technologiques.
Mais avec ce petit parfum de vintage qui sied à votre posture « pas d’écran avant un âge décent ».
Beaucoup de jeunes maisons françaises sont sur le créneau du raconteur d’histoires automatiques, parfait pour créer un « temps calme » (comme en colo) de temps à autre : la Fabrique à Histoires (vois shopping), tout comme Ocarina (avec sa chaîne de radio pour enfants, ocarinaplayer.com) sont d’excellentes recrues.

Ils se lève tôt et se couche (trop) tard.
L’enfant est spontanément philosophe. Il jouit du moment présent. Chaque nouveau réveil est l’occasion de se féliciter de la beauté du monde des mille bonheurs que va lui apporter la journée.
Dans la seconde qui suit l’ouverture de ses petits yeux, il vient partager sa joie et vous sauter sur le ventre.
Ce serait absurde de ne pas profiter vous aussi du lever du soleil et des premiers chants d’oiseaux !
Le soir, la pensée de tout ce que cet épicurien en short vichy va louper en allant bêtement se coucher – qui sait ce qui se passe la nuit dans le jardin ? – le taraude.
Le mystère le tient en haleine (il ne croit pas votre « rien ») et le conduit à faire de la résistance, alors que vous aimeriez bien le ranger dans sa chambre jusqu’au lendemain.
Les bébés, c’est encore pire : ils ont faim. Ils ont soif. Ils vont redormir dans la matinée de toute façon, pourquoi se priver de piailler à 5 heures, hein ?
Tout cela est bien mignon, mais depuis qu’ils sont là, c’est vous qui ne faites plus vos nuits.
Comment ne pas finir le séjours sous Lexomil ?
Ne nous leurrons pas, il n’y a aucune raison que les choses s’arrangent : vous n’allez pas réviser des horaires validés par les parents.
La seule option est de dormir quand ils dorment, c’est la stratégie de la jeune primipare. Ils s’écroulent vers 22 heures 30 ? Ne faites pas de vieux os non plus sur la terrasse.
Ils font la sieste après déjeuner ? Reposez-vous illico, le rangement attendra.
Certes, tout ceci est un peu limitant socialement (tintin les dîners entre amis), mais ça n’aura qu’un temps, c’est l’avantage d’être grand-parent : contrairement aux géniteurs directs, toutes les galères ont une fin.

Ils dévastent tout
Il y a des choses auxquelles vous devez renoncer immédiatement quand vous hébergez la jeune classe.
Garder un logis aimable est la première .
Vous devez ôter de portée de menottes les objets et bibelots auxquels vous tenez. Ils ont toutes les chances de finir fracassés ou dépiautés.
Dans le même temps, la déco s’enrichit de détails disgracieux : coins en caoutchouc à la table basse, barrière en haut de l’escalier, veilleuse Licorne dans le couloir.
La seconde est qu’il faut abdiquer toute prétention à l’ordre et à l’harmonie. Le sol est jonché de mille jouets criards qui les occupent tour à tour, par tranche de dix secondes, puis sont impitoyablement jetés au loin. Les clés des placards disparaissent (à jamais pour certaines) et de nombreux hommages touchants de leur éveil à la nature (cailloux, feuilles et fleurs fanées, terre et sable) surgissent dans les endroits les plus incongrus. A côté, les Huns sont de très petits joueurs.
Cette dévastation est déjà stressante chez soi. Dans une location, c’est encore pire : le canapé crayonné au feutre noir va vous bouffer la caution ! Virer Thénardier et les enchaîner dans le jardin pour éviter les dégradations ? Compliqué … Autant l’intégrer tout de suite : ça va être le souk noir pendant la durée de leur séjour. Inutile de ranger les Duplo par couleur après chaque usage, ni de passer l’aspi au moindre Palmito écrasé. Un petit coup de frais rapide le soir, à l’aide de deux grandes cagettes, où vous flanquerez le fourbi en vrac suffira à votre hygiène mentale.
Quant aux dégâts, en général, on apprend dès le premier jour à les anticiper : traquer le stylo, la pipette d’Eosine ou la tasse de café qui traînent devient vite une seconde nature.

Il leur faut de la bouffe 5 Étoiles.
Jadis, nourrir des petits était simple : coquillettes-jambon, mousseline-knackis, et zou ! C’était vite plié et on pouvait passer aux choses sérieuses, la confection du dîner des grands.
Les nouveaux standards de vos filles et belles-filles interdisent un tel laisser-aller.
A l’enfant moderne, il faut du bio, du vapeur, des dés de thon snackés (avec très peu de matière grasse), toutes sortes de légumes étranges (Kale ou betterave chioggia), ou complexes (poignée de petits pois frais, blanc de poireaux, pesto de roquette).
On est aussi priés, pour les goûters, d’éviter les biscuits industriels, mais on peut leur faire des gaufres maison, avec quelques framboises corréziennes à maturité parfaite, épépinées et écrasées.
Bref, le cahier de consignes alimentaires est épais comme la Bible, c’est à se demander comment ces mères actives font au quotidien.
Compteraient-elles sur vous pour rattraper une année de gabegie ?
Pas impossible, quoique l’orthorexie puisse conduire à un esclavage consenti.
Ce qui est certain, c’est que vous allez opiner du chef avec enthousiasme et n’en faire qu’à votre tête. Il serait dommage que ces angelots ne goûtent pas au gratin de nouilles à la béchamel qui a fait votre gloire, une recette familiale qu’on se chuchote depuis trois générations.
Leur faire découvrir le Choco BN relève également de la transmission patrimoniale urgente, c’est quoi ces galettes de riz complet ?
On peut en outre compter sur la complicité des bénéficiaires de ces libéralités, pourtant déjà en âge de parler : même petit, on pige très vite quand il vaut mieux la fermer sur certaines transgressions.

Ils manquent se tuer.
Le petit n’a strictement aucune capacité à évaluer le risque.
C’est pour cela que son gardiennage s’avère épuisant : pour la piscine, on sait et on est sur le qui-vive s’il y en a une. Mais saisir entre deux doigts une guêpe engourdie sur le sol, jouer au ballon en plein cagnard, faire un câlin au chien qui dort ou tenter d’avaler les jolis galets décoratifs des pots de fleurs ? On n’aurait pas forcément pensé à ça, oublieux que l’on est de l’esprit d’entreprise irrépressible de ces explorateurs en herbe.
On le regrettera bien, d’ailleurs, ce bel élan vital, quand ils seront des ados avachis et textotants !
D’ici là, il faut gérer.
On peut dire adieu à la sieste crapuleuse par exemple, c’est bien trop dangereux d’être ainsi déconcentrés quand on a charge d’âme !
Le seul moyen de gratter quelques secondes de repos est en effet la vieille technique du tour de garde.
En phase d’éveil, sortir le parc à barreaux de leurs parents, quand ces derniers ne sont pas là, est une option à envisager.
Cet objet prétendument carcéral n’est plus du tout dans les mœurs, alors que franchement, à l’ombre, avec plein de joujoux et la lumière qui danse dans les feuilles, où est le scandale ?
Au moins, on peut vaquer un peu à proximité !
Inviter des grands cousins fiables que l’on peut rémunérer bien en dessous du SMIC pour une petite séquence de veille active est aussi une solution,

 

 

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Valérie Hénau : vacances sacrificielles avec les vieux parents

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec ses vieux parents
(Valérie Héneau)

 

Adorables, drôles, gentilles, pleines de connaissances précieuses et d’expériences irremplaçables, les personnes âgées sont de merveilleuses compagnes de parasol et de crapette estivale,
Néanmoins, elles ont aussi leurs côtés effroyables…

Les voilà installés depuis deux jours.
Une fois purgée la grande affaire des bagages à vider et l’animation des retrouvailles, ils semblent curieusement végéter.
Posés mélancoliquement sur le canapé du salon, (alors qu’il fait un temps de rêve), tristement échoués sur un transat de terrasse (avec le sentier côtier à deux pas!), répondant « Ben, on va rester là, je pense » à votre (trop) enjoué « Alors, quel est le programme cet après-midi ? »
Et quant par hasard ils partent enfin en balade, c’est pour revenir au bout de vingt minutes, alors que rien (et surtout pas vous) ne les pressait.
En réalité, loin de leurs repères, arrachés à leur routine, les vieux parents sont un peu comme des ados privés de Wifi.
Sauf que le cordon qui leur manque n’est pas le même.
Sans ce tissu de petites habitudes domestiques qui, mine de rien, structurent une journée, ils sont tout chamboulés.
Déchargés des corvées qui finalement les occupent, ils se sentent comme exilés.

Ils n’ont aucune autonomie.
Pas facile quand on a l’habitude de se noyer dans un verre d’eau d’avoir un océan de temps libre devant soi.
Pour restructurer en douceur ces déracinés – et vous sauver quelques heures off – n’hésitez pas à vous montrer un tantinet directif.
Tous les matins, « morning briefing », comme chez Goldman Sachs.
Il y a des huîtres à aller chercher (atelier course d’orientation), les petits pois à écosser, (exercice de psychomotricité fine), des brindilles à lier en fagot pour le feu (ergothérapie), Ouest France à éplucher (contraction de texte), avant la conf du déjeuner.
Après le café, et avant la sieste, suggérez fermement un excursion, avec un tel luxe enthousiaste de détails que décliner serait offensant pour vous.
Ils reviendront d’ailleurs ravis, il fallait juste les bouger (comme des ados, bis).
Fatigant de faire le GO ?
Beaucoup moins que d’avoir deux semi-dépressifs dans les pattes toute la journée.
Appelons ça un investissement rentable.

Ils ne lèvent pas le petit doigt.
Votre mère qui, chez elle, est une infatigable domestique, est saisie d’une forme d’ataraxie, ou alors de maladresse chronique.
Elle sème partout des miettes et des flaques de confiture qu’elle ne nettoie jamais.
Votre père, pourtant réputé pour ses talents de plongeur d’après dîner, n’arrive même plus à porter son mug de café vide près de l’évier.
Vous finissez par trimer plus durement qu’un saisonnier exploité dans une pizzeria en région Paca, avec ces clients en pension complète qui mettent les pieds sous la table trois fois par jour à heure fixe.
Ce n’est pas qu’ils soient tire-au-flanc, c’est juste que votre chouette maison – pourtant le top du confort – est pour eux un territoire hostile !
Ils ne savent pas où ranger les couverts dans le lave-vaisselle (leur Mielle 1987 a un panier, pas un tiroir), ils ignorent où se trouve la lavette et le balai (eux les laissent toujours derrière la porte), et jamais, au grand jamais, ils n’oseront proposer de faire du café avec cette Chemex manuelle bizarre (pourtant inventée en 1941) qui fait vos délices.
Le pire est à venir, quand vous découvrirez, à la fin du séjour, qu’ils ont renoncé à prendre des douches parce que le mitigeur les faisait flipper …
Là encore, n’hésitez pas à demander.
Le vieux parent aime à se rendre utile, cela le reconnecte à son passé nourricier et protecteur.
Attribuez-lui des missions précises et n’attendez pas qu’il prenne l’initiative.
« Tu donnes un coup aux sets de table STP ? Voici l’éponge »

Ça fait bizarre cette inversion des rôles, mais ça marche.
Le pliage du linge, mission dans laquelle les septuagénaires élevées à la vieille école se révèlent hyperperformantes, est également à valoriser.
Le mâle blanc de plus de 75 ans adore aller au supermarché acheter de l’eau minérale et des réserves de papier toilette. C’est un bon point.

Ils se perdent tout le temps.
Il ne se passe pas un après-midi sans que vous les voyiez revenir, raccompagnés par un passant s’ils sont à pied, ou escorté par un locac – voire par les gendarmes ! - s’ils étaient en voiture.
Et oui, ils se sont encore égarés. Et vous reviennent un peu vexés mais farauds (le sauvetage fait une histoire à raconter, et ils ne s’en privent pas!).
Soyons clairs, ça ne va pas s’arranger et ça a grandement à voir avec ce que les pros appellent lâchement la « perte d’élasticité cérébrale ».
Observer ses parents de paumer tout le temps (et tout paumer tout le temps) est d’abord déprimant.
Et ensuite profondément énervant.
Les heures passées à la recherche frénétique de lunettes et de téléphones disparus sont innombrables.
Tout comme sont horripilants ces rendez-vous au marché ou au bistrot du coins auxquels ils arrivent systématiquement en retard parce qu’ils ont fait le tour du département trois fois.
Leur greffer une puce géolocalisable, ainsi qu’à leurs menus accessoires ? Difficile.
En revanche, exigez qu’ils aient toujours un portable allumé sur eux. Dédiez-leur une commode bien visible pour y déposer leurs effets. Enfin, dédramatisez en racontant vos propres épisodes de désorientation avec forces détails comiques. Leur confusion les angoisse légitimement. Et l’angoisse nourrit l’angoisse…

Ils ne mangent pas de tout
Votre marque de yaourts locaux bio exquis ne convient apparemment pas : ils sont allés acheter en douce leurs affreux Activia au Casino.
C’est l’été, il y a des pêches, des abricots, des fraises ? Non, au petit-déj, leur kiwi (importé de Nouvelle-Zélande) , c’est sacré.
Et vous avez bien senti que le ceviche de dorade ne passait pas bien au déjeuner.
Sachez que la néophobie – ce classique du jeune enfant qui n’aime pas la nouveauté et tourne son nez systématiquement – est aussi un incontournable du grand âge.
Sans parler du zeste de pensée magique lié à certains rituels.
C’est un crève-cœur pour vous qui avez connu votre mère si hardie, intronisant vaillamment le très exotique avocat-crevettes dans son cercle d’amis au réveillon de 1972, mais comme avec un petit enfant, insistez : ils doivent goûter de tout (et on ne va pas faire des paupiettes pendant 10 jours, c’est clair). Faites l’impasse sur le kale, le buddha bowl et les graines de courge torréfiées pendant leur séjour. D’ailleurs d’autres seront peut-être contents au passage.

Ils se lèvent à 6h30
Le vieillard dort de moins en moins, c’est une donnée scientifique.
En outre, il est d’une génération où la grasse matinée était suspecte : l’avenir appartient à ceux qui… et ainsi de suite.
Dès potron-minet, vous entendez les glissements furtifs, mais pas tant que ça, dans la maison.
Des objets déplacés avec une précaution très bruyante, des bruits d’eau étouffés brusquement, des exclamations réfrénées trop tard, des chuchotis pressants, bref, toute une activité, qui vise à rester secrète, de déploie derrière la cloison.
Ce n’est pas que vous dormiez profondément (quoique…) mais les journées de manager de maison d’hôtes sont longues quand on est sur le pont dès l’aube.
Quand aux djeunes qui se lèvent à 14 heures du matin – et dont on continue à protéger le sommeil récupérateur – autant dire qu’ils sont une source de conflits larvés permanente.
« chuuut, Marion dort encore, baisse la radio ! »
« Je me disais qu’à 10 heures, quand-même »…

Comment gérer ?
La technique des « plateaux de courtoisie » des hôtels est envisageable.
Installer dans leur chambre une cafetière-filtre et une coupelle de madeleines emballées peut vous faire gagner au moins une demi-heure.
Ne pas hésiter à ajouter un « j’ai des insomnies terribles en ce moment, heureusement, c’est les vacances, je me rendors un peu le matin » plaintif…
En appeler à leur instinct toujours vivace de parents aimants, dont vous redevenez fugacement le petit.

Ils ont toujours chaud/froid
Le soleil est leur ennemi personnel, le courant d’air, leur hantise ; le vent les affole, la lumière de midi des matraque … Ils réagissent avec un excès agaçant aux variations, suant à grosses gouttes quand la température grimpe un peu, claquant des dents dès qu’elle décroît.
Tout cela ne serait rien sans les commentaires incessants sur la météo et leur soûlante sollicitude réciproque : « mets ta casquette, ton chandail, ton foulard, ton écharpe », « tu es rouge, tu es bleu, tu es blanc », « brrr, ça se gâte », « ouch, quel chaleur », « l’humidité tombe, non? » 
Bon, ils sont fragiles, ils le savent.
On le découvre, c’est un choc. Et il y a peu de chances que ça s’arrange. Ils sont en outre d’une époque pas forcément malavisée où prendre tous ses repas dehors l’été n’était pas le nirvana.
Déjeuner dans une salle à manger fraîche et prendre l’apéro à l’abri des rafales n’est pas totalement stupide.
Prévoyez un arsenal facile à dégainer : plaids, polaires, chapeaux (ils perdent toujours les leurs), vaste parasol pratique à déplier, champignon chauffant électrique premier prix pour la terrasse, s’il le faut. Expliquez patiemment, chaque soir, le maniement du radiateur de leur chambre : oui, même en juillet, ils peuvent l’allumer au (petit) matin ! Et sans doute le détraquer s’il est trop sophistiqué.

Ils parlent sans arrêt
Quand on vit un peu replié sur soi-même, ce serait dommage de ne pas profiter vingt-quatre heures sur vingt-quatre de la compagnie qu’offre un séjour en famille. C’est humain !

Mais c’est aussi très fatigant de devoir commenter les dernières exactions de Trump (ou de Macron), la tête embrumée au petit déjeuner.
Et de ne pas pouvoir bouquiner tranquille plus de cinq minutes. Cette avidité de rapports verbaux est évidemment compréhensible et entre en contradiction radicale avec ce qui se passe dans la famille contemporaine, où chacun plonge, mutique, le nez sur la tablette ou son smartphone, pour tapoter des trucs sans intérêt.
La stratégie pour garder un peu de vie intérieure, c’est d’inviter en plus – si vos moyens le permettent – un(e) ami(e) célibataire de jeunesse. Lui ou elle aussi ont de la conversation à rattraper, ils vont s’en donner à coeur joie. Avec cette affection pour nos géniteurs que seules les amitiés de longue date autorisent …
En outre, challengés par cet interlocuteur un peu moins évident que vous, vos vieux parents se révèlent ! Oui, ils sont encore au taquet quand on les stimule (et pan pour vous!)

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Valérie Hénau : vacances sacrificielles avec des petits jeunes

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec des petits jeunes
(Valérie Hénau)

On ne part pas toujours en vacances dans des conditions idylliques.
Parfois, il faut composer avec certains boulets !

La jeunesse, officiellement, on adore. Ça met de la joie dans le foyer, de l’imprévu dans la routine, du challenge intellectuel dans les dîners, de la diversité culturelle dans les certitudes, bref, c’est que du bonheur. Ah oui ?
Dans les faits, ça n’est pas toujours l’éden annoncé…

Séjourner avec Léo, Louise, Gaspard ou Alison : une stimulante perspective ?
De la jeune génération, on attend toujours le meilleur.
On les imagine plus autonomes que des bambins, plus toniques que des copains, plus branchés que des cousins…
En réalité, on se retrouve au service de petits princes et princesses mal élevés (par nous, c’est bien ça le pire…), à peine sympathique, qui plus est. Voire franchement odieux.
Leurs amis ne sont pas du tout les nôtres (on ne les aurait pas choisis, personnellement) et semblent d’ailleurs nous vouer la même neutralité malveillante.
Nous, si cool, quel affront !
La désillusion est à la mesure du surinvestissement affectif et l’exaspération monte vite.
Le parent-pélican doit se faire violence, cesser de s’arracher encore et encore des lambeaux de poitrail, c’est dur mais nécessaire.
Comment sauver ses vacances avec ses (plus si) chers petits et leurs poteaux, car ils ne viendraient jamais sans eux, autre vérité peu amène ?

Ils se lèvent à 14 heures du matin
Dire qu’il y a une époque où vous râliez quand vos chérubins, ivres de joie qu’une nouvelles journée commence, envahissaient le lit conjugal dès 6 heures du mat’ (les jours fastes).
Le monde est mal fait : douze ans plus tard, les mêmes comatent jusqu’à des heures insensées, encore ivres de leur fiesta de la veille au soir (enfin au matin, vu le barouf qu’ils ont fait vers 7 heures en rentrant) .
La tentation est forte de vous venger en passant le Kärcher sur la terrasse dès votre propre lever.
Mais le parent protecteur qui sommeille encore en vous n’est pas fait de ce bois-là.
Vous voulez bien marcher sur la tête quelques heures. Mais que les susnommés émergent systématiquement pour glisser leurs pieds dolents sous la table du déjeuner, sans jamais contribuer en rien, ni à son approvisionnement ni à sa confection, vous court vite sur le haricot.
Sans parler de ce rythme insensé pour leur santé : ne jamais dormir la nuit et ne retrouver vie que vers 22 heures, est-ce ainsi qu’un étudiant sérieux reconstitue sa force de travail ?
Exaspération plus inquiétude, vous voilà rongés. Il faut agir.
Un truc très simple, éprouvé par de nombreux tauliers d’ados : ne les réveillez pas à midi, ne les attendez pas non plus.
Attablez-vous entre adultes et laissez-les émerger naturellement quelques heures plus tard, sans rien leur confectionner.
Plusieurs jours à ce régime sans demi-pension devraient faire passer le message. La boustifaille appartient à ceux qui se lèvent tôt. Et quand on se lève parfois plus tôt, on se couche parfois moins tard…

Ils ont la gueule de bois
En début de journée (vers 15 heures donc), les gardons ne sont guère frais, bien qu’ils se soient copieusement imbibés la veille.
Passe encore de supporter leur mine verdâtre et ces sorties brutales de table parce que le fumet du boudin à la plancha lève leur petit cœur fragilisé. On dira qu’ils paient pour leurs excès.
Mais les voir échanger des rictus de pochetrons, genre « oh la casquette » et les entendre commenter fièrement, quand ils pensent qu’on n’écoute pas, les hauts faits alcoolisés de la veille, là, c’est trop.
Vous avez beau ne pas être comme ces Amerloques puritains et adorer Bourvil et son « L’alcool, non, mais l’eau ferrugineuse, oui », vous ne pouvez cautionner cette culture de la biture, surtout pour de jeunes organismes.
Que faire ?
Les sermons ne donnent rien, seul l’exemple paie.

Passez en mode « mocktails » – les cocktails « sans » sont trop à la mode et servis partout – et et adonnez-vous le plus souvent possible au virgin « mojito » (après tout, ce qui est bon dans ce truc, c’est la menthe ou le citron vert) ou au Virgin Spritz (les sirops Monin en proposent un parfait, à allonger d’eau à bulles). Cela ne saurait vous faire de mal.

Ils ne lisent pas
Il est loin le temps où, pour conjurer l’ennui de longs mois d’été à la campagne, la jeunesse française dévalisait les bibliothèques familiales vintages riches en classiques (et en San-Antonio ou en « SAS » pleins d’enseignement).
Les plus intello faisaient même, avant de partir, leur petit stock de « poches » et se les échangeaient, tant ils les dévoraient. Cette époque est tragiquement révolue.
Aujourd’hui, l’ado ne s’ennuie plus (ou du moins il en a l’illusion) : il textote, il instagramme, il whatsappe, il mate une série Netflix ou Blackpills…
Ceux qui lisent encore (les quatre derniers jours d’août) le font sans joie : ils sont dans une boîte privée ou en prépa, ont un programme obligatoire et des fiches à rédiger.
Évidemment, ce désert littéraire perce un cœur de parents. Un douloureux sentiment d’échec total en tant qu’éducateurs les saisit… Pour ne pas finir sous Prozac, louez, si vous le pouvez, votre résidence estivale dans un endroit à réseau flagada, en pleine campagne, genre Gers ou Berry. La Corse et ses montagnes antiWiFi est un assez bon plan aussi. Tout comme les séjours dans les demeures grand-parentales à haut coefficient de vétusté technologique. L’oisiveté digitale est père de tous les possibles : lectures, jeux de société, ciné-club de DVD triés sur le volet.
Évidemment, il faudra vous mettre un peu à la diète vous-mêmes. Mais c’est assez bon pour le réveil des couples, également.

Ils ne parlent pas
Les repas sont un calvaire. Les adultes présents rament pour extorquer un mot aux renfrognés attablés avec eux. Leurs questions enjouées récoltent un « moui » ouo un « nan » définitifs. Leurs vannes n’arrachent pas un frémissement de babines. Les tentatives d’élever le débat sont tués dans l’œuf (quel débat?).
Si les animateurs bénévoles renoncent : silence de plomb. Quant au minimum syndical de jadis – les vieux ne nous intéressaient pas non plus mais on se sentait tenu de le masquer, surtout s’agissant des parents des copains ! – il est rarement assuré par les invités des rejetons. Le ressenti est vite odieux. Vous avez l’impression d’être un comique en perdition, animant une foire à la saucisse sur un parking d’hypermarché. La rancune monte, vous allez la claquer cette idiote d’Alma, meilleure copine de votre dernière – 17 ans tout de même – qui ne dit jamais un mot (ni jamais merci d’ailleurs).
Quant à vos propres mioches, le souvenir de leur délicieux babil de naguère, de leur créativité verbale sans frein vous rend encore plus amer : à quel moment sont-ils devenus ces abrutis sans grâce auquel le langage articulé des espèces évoluées a visiblement été retiré ? Enfin, pas tout le temps, car quand ils sont entre eux, ça va ! Ce qui est encore plus vexant.
Y a-t-il une solution à cette version terrestre du Monde du Silence ? A part éviter de rester seuls avec cette horde mutique, non ! Contre-attaquez. Invitez des copains à dîner, à déjeuner, à goûter, à boire un verre… Faites, vous aussi, bande à part à la table commune. Ignorez-les. Plus de questions, de lancement hasardeux de sujets, rigolez dans votre coin ! Et devinez qui finit, au bout de quelques jours à ce régime sec, par ramer à son tour pour ranimer le dialogue ?

Ils ne veulent plus rien faire

Ce n’est pas vous qui regrettiez le temps où il fallait faire le taxi pour les dropper à leur stage d’Optimist ou vous taper de l’Accrobranche en plein cagnard, mais ce niveau de léthargie est inquiétant. Ils restent enfermés dans leur chambre toute la journée, alors qu’il fait magnifique dehors. Les raquettes de tennis moisissent dans leur housse craquelée, la table de ping-pong gît sous les toiles d’araignées… Les suggestions de promenade les plus excitantes tombent à plat. Visiter l’église romane de Carensac (polychrome!) les laisse de marbre. Le Festival de jazz de Marciac – 58 ans de moyenne d’âge – ne les motive pas du tout. Ce fantastique projet de rando – départ à la fraîche, neuf heures de marche et pique-nique – récompense sur les sommets – ne les tire pas du lit. Tout cela est désolant .
Bon . Si vous faites une brève autocritique, l’offre est-elle tout à fait adaptée aux millenials qui crèchent chez vous ? Ils n’ont plus cette loyauté sans faille de la prime enfance quant aux choix parfois hasardeux de leurs parents, ni cette inextinguible soif de faire des trucs, même barbants, avec eux.
Une fois avalée cette couleuvre (encore une, certes, ça fait beaucoup), quand vous cessez de faire le GO, c’est curieux comme les choses se passent mieux. Ils trouvent tout seuls une « Hell Fest » en Norvège avec Blablacar à 23 euros. Et le prof de surf « trop canon » semble déclencher des vocations à la pelle…

Ils ont transformé le gazon en ZAD
Cette maison a été pensée pour que les enfants en profitent. Et pour qu’ils en profitent, il doivent convier leurs congénères, c’est entendu.
Dommage qu’une fois de plus, ils explosent le nombre de couchages officiels de la baraque.
Des campeurs sont donc installés sur la pelouse, face à la fenêtre de votre chambre. Votre intimité en pâtit objectivement (et ne gagne pas forcément à la comparaison en termes de libido…)
Le saccage environnemental est total. La douche du dehors est une mare savonneuse – suite à son usage intensif comme sanitaire collectif. L’herbe verte, qui était votre légitime fierté, a la jaunisse, et sont-ce bien des mégots que vous voyez plantés dans les pots de laurier-rose ? Et un paquet de Monster Munch qui volette dans les pittosporums ? Horreur ! Vous avez des squatteurs malpropres à vos portes (en plus, vous les connaissez depuis leur entrée en sixième).
Comment procéder à une évacuation sans y perdre vos propres rejetons ?
Responsabilisez-les : à eux de faire passer le message : « les darons sont vénères, vous faites gaffe ou c’est moi qui vais déguster ».
La solidarité générationnelle devrait jouer.

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Les yeux de Sophie, de Jojo Moyes

Posté par cielnuageux le 5 avril 2018

 

« Les yeux de Sophie », l’histoire d’un tableau à travers les temps, de la première guerre aux temps actuels

« J’ai cru que c’était la fin du monde. J’ai cru que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »
Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.
Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre fortuite lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau. »

https://www.babelio.com/livres/Moyes-Les-yeux-de-Sophie/957949

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Pauline Sara Jojo Moyes, née le 4 août 1969 à Londres en Angleterre, est une journaliste britannique et, depuis 2002, une romancière. Elle est l’une des rares auteurs à avoir remporté deux fois le prix du livre romantique de l’année, RNA Awards4 de l’Association des romanciers romantiques. Ces romans ont été traduits en onze langues différentes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jojo_Moyes

 

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Les oubliés du dimanche, de Valérie Perrin

Posté par cielnuageux le 5 avril 2018

« Quand je suis repassée dans la soirée, son fauteuil et son matelas étaient vides. Elle avait fait un AVC. Tu vois, c’est ça mon quotidien.

Il faut écouter dans l’urgence, parce que le silence n’est jamais loin« 

 

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Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d’apprendre à lire. Les deux femmes se lient d’amitié, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de sa propre histoire. Un jour, un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et fait une terrible révélation.
À la fois drôle et mélancolique, un roman d’amours passées, présentes, inavouées… éblouissantes.

https://www.babelio.com/livres/Perrin-Les-oublies-du-dimanche/717905

Photographe, scénariste, actrice, Valérie Perrin travaille aux côtés de Claude Lelouch (dont elle est l’épouse)
Son premier roman « Les Oubliés du dimanche », a reçu de nombreux prix, dont celui de Lire Élire 2016 et de Poulet-Malassis 2016.

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Le train de ma vie (auteur inconnu)

Posté par cielnuageux le 27 mars 2018

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.

On croit qu’ils voyageront toujours avec nous. 

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage. 

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.

D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges. 

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux. 

Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. 

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. 

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous. 

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. 

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Floriane

Posté par cielnuageux le 26 mars 2018

Floriane est partie, elle nous a quittés à l’âge de 27 ans
Après une vie trop courte
(Et une lutte contre la mucoviscidose bien trop longue)

Qui l’a connue, même peu, ne l’oubliera pas
Elle est toujours là, pour eux, dans la pensée de ceux qui l’ont aimée

2008

http://mtzik.pagesperso-orange.fr/floriane.htm

calin-yona

https://www.levriers-co.fr/2018/03/21/au-revoir-floriane/

 

 

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Le livre de ma mère (Albert Cohen)

Posté par cielnuageux le 19 septembre 2017

 » Elle est venue, elle n’y a rien compris, elle est partie. Après avoir été elle-même irremplaçablement, elle a disparu, pourquoi, mais pourquoi ? Pauvres humains que nous sommes, qui allons du toujours qui nous a déposés dans notre berceau au toujours qui viendra après notre tombe. Et entre ces deux toujours, quelle est cette farce que nous jouons, cette courte farce d’ambitions, d’espoirs, d’amours, de joies destinées à disparaître pour toujours, cette farce que Tu nous fais jouer ? Dis, toi, là-haut, pourquoi ce traquenard ? »

https://www.babelio.com/livres/Cohen-Le-Livre-de-ma-mere/3506

 

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Arbousiers

Posté par cielnuageux le 16 septembre 2017

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 http://www.jardiner-malin.fr/fiche/arbousier-taille-plantation.html

Nom : Arbutus unedo
Famille : Ericacées
Type : Arbuste

Hauteur
 : 2 à 5 m
Exposition : Ensoleillée et mi-ombre
Sol : Ordinaire

Feuillage
 : Persistant
Floraison : Août à novembre

Récolte : Août à novembre

 P1140857 [768x1024]  P1140855 [1024x768]
 P1140570 [1024x768] https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbousierhttps://www.rustica.fr/articles-jardin/arbousier,8684.html

L’arbousier est un petit arbre, ou un gros arbuste,
admirable par son écorce craquelée,
mais aussi par son feuillage persistant,
sa floraison et sa fructification
qui se produisent toutes deux au cœur de l’hiver.

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