Le livre de ma mère (Albert Cohen)

Posté par cielnuageux le 19 septembre 2017

 » Elle est venue, elle n’y a rien compris, elle est partie. Après avoir été elle-même irremplaçablement, elle a disparu, pourquoi, mais pourquoi ? Pauvres humains que nous sommes, qui allons du toujours qui nous a déposés dans notre berceau au toujours qui viendra après notre tombe. Et entre ces deux toujours, quelle est cette farce que nous jouons, cette courte farce d’ambitions, d’espoirs, d’amours, de joies destinées à disparaître pour toujours, cette farce que Tu nous fais jouer ? Dis, toi, là-haut, pourquoi ce traquenard ? »

https://www.babelio.com/livres/Cohen-Le-Livre-de-ma-mere/3506

 

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Arbousiers

Posté par cielnuageux le 16 septembre 2017

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 http://www.jardiner-malin.fr/fiche/arbousier-taille-plantation.html

Nom : Arbutus unedo
Famille : Ericacées
Type : Arbuste

Hauteur
 : 2 à 5 m
Exposition : Ensoleillée et mi-ombre
Sol : Ordinaire

Feuillage
 : Persistant
Floraison : Août à novembre

Récolte : Août à novembre

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 P1140570 [1024x768] https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbousierhttps://www.rustica.fr/articles-jardin/arbousier,8684.html

L’arbousier est un petit arbre, ou un gros arbuste,
admirable par son écorce craquelée,
mais aussi par son feuillage persistant,
sa floraison et sa fructification
qui se produisent toutes deux au cœur de l’hiver.

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Très joli texte de Yolande Vercasson : Le papé

Posté par cielnuageux le 16 septembre 2017

http://balbo.alain-wanadoo.fr.over-blog.fr/article-11323865.html

        Il se tenait assis tout au bout de la table 
        Et nous impatientait souvent par sa lenteur. 
        On le voyait si vieux, si courbé, pitoyable, 
        Que l’ amour peu à peu cédait à la rancœur. 

        Je le suivais partout ! C’était là, dans ma tête ! 
        Il me suivait des yeux lorsque je travaillais, 
        Proposait de m’aider, maladroit, l’air tout bête ! 
        Il gênait nos projets, notre vie, le papé ! 
   
        Au bout de quelques temps, prétextant les vacances, 
        Je le menais plus haut, au flanc du Luberon 
        «Tu seras bien là-bas. Tu verras la Durance 
        Du haut de la terrasse de la grande maison. » 
   
        Ces maisons-là, papé, sont faites pour les vieux. 
        Regarde comme ils semblent bien, ils ont l’air très heureux ! » 
        « Comme tu veux, petite, si c’est pour ton bien-être. 
        Monte de temps en temps, le dimanche peut être ? » 

        Je l’ai laissé tout seul, vivement, pas très fière. 
        L’air était encore chaud, pourtant je frissonnais, 
        Et le chant des oiseaux voletant sur le lierre 
        Me disait doucement : « Qu’as-tu fait du papé ? » 
    
        Les jours se succédaient, je cherchais la quiétude 
        Le travail me prenait, j’essayais d’oublier, 
        De noyer mes regrets au fil des habitudes, 
        Les souvenirs d’antan rappelaient le papé. 
   
        Même dans le mistral qui rasait la garrigue 
        Pour venir s’écraser au butoir de la digue 
        J’ entendais cette voix qui ne cessait jamais 
        De dire à mon oreille : « qu’as-tu fait du papé ? » 
   
        Chaque brin de lavande, de thym, de romarin,  
        Me reprochait sans fin l’absence de l’aïeul. 
        Le murmure des sources dans le petit matin 
        Chantait sur mon cœur lourd des cantiques de deuil. 

        Le remord lentement s’installait dans ma vie. 
        Je revenais m’asseoir où il s’était assis, 
        Sur le banc de vieux bois, près du puits, sous le chêne, 
        Et je laissais errer mes pensées sur la plaine. 

        Alors, je l’ai revu, avant, lorsqu’il marchait 
        Jusqu’au seuil de l’école, pour venir me chercher. 
        Je sautais dans ses bras, je l’embrassais, tout doux, 
        Et nichais tendrement ma tête sur son cou. 
   
        Il me portait un peu, puis, ma main dans sa main, 
        Il ajustait son pas pour bien suivre le mien. 
        Il m’expliquait les bois, les cabris, les moutons, 
        Les abeilles dorées et les beaux papillons.     
        Il cueillait aux buissons des réserves de mûres 
        Et m’ offrait les plus grosses comme un présent de choix. 
        Il riait bruyamment en voyant ma figure 
        Barbouillée des reliefs de ce festin de roi. 
    
        Le soir près de mon lit, il venait me bercer 
        De chansons provençales, d’histoires de bergers. 
        Je m’endormais heureuse de sa chaude présence, 
        Pleine de rêverie, d’amour, de confiance. 
    
        Au long des souvenirs, mon cœur plein de pitié 
        A trouvé le repos. J’ai repris le sentier 
        Pour revenir tout droit à la grande maison. 
        Retrouver le papé, lui demander pardon. 
   
        J’ai pris tout simplement sa main, sans rien lui dire. 
        Une larme brillait au milieu du sourire. 
        Et c’est moi, cette fois, tout au long du chemin 
        Qui ajustais mon pas, pour bien suivre le sien. 
   
        Un papé c’est précieux, c’est tant de souvenirs ! 
        Si vous en avez un, jusqu’au bout de vos jours, 
        Gardez-le près de vous. Quand il devra mourir, 
        Vous fermerez ses yeux dans un geste d’amour. 
   
        Aujourd’hui, par hasard, si le chant des cigales 
        Me pose la question tant de fois redoutée, 
        Je peux, le cœur tranquille, en digne Provençale
        Répondre fièrement : « il est là, le papé »

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Le train de la vie

Posté par cielnuageux le 8 août 2017

On croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seul continuer le voyage.
Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le wagon.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront  (même l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoir et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons.
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

Soyons heureux avec ce que nous avons.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec toi.
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.
.
Georges Moyses
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http://flyingwords.over-blog.com/2016/09/le-train-de-la-vie.html

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Sting « Russians »

Posté par cielnuageux le 27 mai 2017

http://www.clg-bartavelles.ac-aix-marseille.fr/spip/sites/www.clg-bartavelles/spip/IMG/pdf/ANALYSE_RUSSIANS_Yves_Berge.pdf

 

 

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« poum poum » (Pierre Desproges)

Posté par cielnuageux le 26 mai 2017

Quand un enfant veut s’amuser, il ramasse un bout de bois, il dit « poum poum », et son copain tombe par terre les bras en croix, en criant « damned », s’il a appris le français dans Tintin, ou « arrgl », s’il a appris le français dans Spirou.
Puis le copain se relève en disant « on dirait que c’est mon rayon laser ».
Puis, il ajoute « bzzzz », et l’enfant tombe en arrière en disant : « vive la république », s’il a appris le français en lisant « démocratie française », ce qui serait très surprenant.
Enfin, les deux enfants repartent vers Jupiter après avoir bu une grenadine en grimpant sur le tabouret de la cuisine pour pouvoir attraper la bouteille.

En revanche, quand un adulte veut s’amuser, il ne ramasse pas un bout de bois.
Pas con, l’adulte.
Il prend un fusil qui fait « poum poum » pour de vrai, et qui fait pour de vrai des trous dans le ventre de l’autre adulte qui tombe en arrière en criant : « vive la France » (l’Allemagne, le roi, ou la république, rayez les mentions inutiles, et à mon avis, elles le sont toutes)

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Le Grau du Roi

Posté par cielnuageux le 26 mai 2017

 

 

 

 

   
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Je ne crois

Posté par cielnuageux le 26 mai 2017

Je ne crois ni à l’enfer, ni au paradis
Mais je crois au désespoir de ta mère devant ton regard de haine
Parce que je l’ai vu, parce que je l’ai senti

Je ne crois ni à l’enfer ni au paradis
Mais je crois au ciel bleu qui va chasser la pluie

Je ne crois ni à  l’enfer ni au paradis
Mais je vois la violence à travers ton visage
Je ne crois  ni à l’enfer ni au paradis
Mais je vois le ciel bleu qui a chassé la pluie

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Un siècle déjà… en mémoire de toi

Posté par cielnuageux le 17 avril 2017

tp://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/

Jean-Baptiste François ANDRIEUX

   

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Françoise Hardy « Avis non autorisés » extrait de son livre

Posté par cielnuageux le 4 février 2017

« Maintenant que j’ai atteint cet âge dit respectable, vénérable ou avancé, je découvre à mon tout l’épreuve du vieillissement.
C’est une telle dévastation à tous les niveaux que si la conscience en existait quand cet ultime passage obligé semble encore loin, personne ne souhaiterait mourir le plus tard possible. Et pourtant, dans leur grande majorité, les personnes âgées ont rarement envie de mourir, à moins d’être diminuées ou malades à un degré insupportable. Elles arrivent même à entretenir l’espoir utopique de mieux se porter et à oublier en partie l’imminence effrayante de la fin du tragique sursis de leur brève existence terrestre.

Vieillir, c’est subie la déchéance d’un corps qui, en même temps qu’il fonctionne de moins en moins bien, s’abîme, se déforme, se dénature de plus en plus…
Non seulement on ne le reconnaît plus, non seulement ses dysfonctionnements rendent le quotidien difficile, mais la honte, parfois même le dégoût qu’il vous inspire provoquent une réticence presque insurmontable à consulter dentistes et médecins – le gynécologue et le dentiste en premier lieu – quand il le faudrait pourtant.

Ces changements éprouvants contribuent à réduire la vie relationnelle.
L’augmentation du nombre des années va de pair avec la raréfaction progressive des coups de fil et des mails. »

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« Actuellement, il ne se passe pas de semaine sans que l’on nous culpabilise avec le diktat, moins envahissant dans les années soixante, de la nécessité de bouger le plus possible, voire de marcher trente minutes par jour, condition sine qua non pour améliorer sa santé et prolonger son existence. Voilà une recommandation qui fait une belle jambe – c’est le cas de le dire –  à ceux qui, en raison de handicaps liés à l’âge ou à la maladie,  ne peuvent se le permettre ! »

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