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Les Yeux de l’Âme

Posté par cielnuageux le 13 octobre 2009

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Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital.
L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons.
Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre.
L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos.
Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures.
Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en
vacances.
Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors.
L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner.

Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là.
Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.

Les jours et les semaines passèrent.
Un matin, à l’heure du bain, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.
Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.
L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors.

Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit.
Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
Or tout ce qu’il vit, fut… un mur !

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité.
L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.
 » Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager. « , commenta-t-elle.

 (je ne connais pas l’auteur de ce texte)

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Comment débouteiller un bouchon ??? (Pierre Dac)

Posté par cielnuageux le 10 octobre 2009

Pour débouteiller un bouchon, procédez comme pour déboucher une bouteille, mais en sens inverse.

Introduisez le tire-bouteille dans le centre du cul de bouteille ; maintenez solidement le bouchon entre le pouce, l’index, le genou et le thorax gauche, et tirez la bouteille de la main droite ou toute autre demeurée libre. Une fois le bouchon débouteillé, jetez la bouteille et mettez le bouchon à rafraîchir.
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petites annonces :
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- Monsieur atteint de strabisme divergent cherche monsieur atteint de strabisme convergent pour pouvoir ensemble regarder les choses en face.
- Avare désirant connaître sensations neuves échangerait promesses généreuses contre remerciements anticipés.
- Nounou, viens vite, pipi popot, signé toto.
- Collectionneur de collections achèterait bon prix collections de collections.
- Echangerais 15 jours de vacances pris au mois de juillet contre 15 jours à prendre en septembre.
- Grosse usine de clous cherche bons ouvriers boudeurs pour faire la tête.
- On demande cheval sérieux connaissant bien Paris pour faire livraison seul.
- Caissier aisé depuis peu cherche place de Directeur, instruction soignée, bonnes performances – libéré dans deux jours.
- Charbonnier ayant idées noires demande place de blanchisseur.
- Plongeur de restaurant polyglotte demande place traducteur pour assiette anglaise et salade russe.
- Cheval paresseux demande charretier buveur s’arrêtant à tous les bistrots.
- Monsieur ayant eu des hauts et des bas demande place garçon d’ascenseur.
- Professeur bègue donne répétitions.
- Roi Fainéant particulièrement fatigué cherche courageux intermédiaire pour saluer le peuple.
- Jeune homme atteint de la danse de saint-Guy cherche place stable.
- Nourrisson présentant bien, distingué, bonne éducation, cherche place entraîneur dans crèmerie ou milk-bar.
- Canadien de passage à Paris cèderait bon prix chaude canadienne taille 44 (yeux marrons)
- A vendre, panoplie de nudiste (10 sous), lits verticaux pour personnes qui dorment debout (125F)
- On demande personne ayant des vapeurs pour faire marcher locomotive
- On demande personne sachant très bien compter jusqu’à dix pour vérification des doigts dans une fabrique de gants.
- A vendre porte-monnaie, étanche pour argent liquide / paire de jumelles bon état pour cause double emploi (s’adresser à la maternité) / marteau à casser la croûte…
- Souffrant insomnies échangerais matelat de plume contre sommeil de plomb.
- On demande concierge connaissant lingerie pour tailler bavettes.
- Farces et attrapes : véritable révolver imitation parfaite d’un jouet inoffensif
- Apprenez l’équitation par correspondance. Pour le galop, se référer à la brochure concernant le trot mais en la lisant trois fois plus vite.
- Clocher petit pays minier ayant bourdon effectuerait petit séjour littoral méditerranéen.

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« Indre et Loire » du dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis. (P.Desproges)

Posté par cielnuageux le 10 octobre 2009

En dehors des cancers qu’elle suggère, somme toute, en assez petite quantité, si l’on compare ces chiffres à ceux de la mortalité par connerie pure chez les militaires de carrière, La Touraine fournit des asperges, des escargots non comestibles et des couchers de soleil sanguins de toute beauté.

Pays plat sans platitude, aux routes minces courant dans les vignes et les champs, La Touraine offre au rêveur à bicyclette des soirs de paix tranquilles presque insupportables, comme est insupportable la vraie splendeur des roses qui poussent aux flancs des maisons blanches et basses, parce que les paix crépusculaires et la beauté des roses ne sont qu’éphémères agonies, demain matin, je dois passer à la banque, le monsieur vient pour le gaz, on va dîner chez les Bourbier, et j’ai un peu mal, là, j’espère que ça ne sera rien.

 

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Automne 2009 généreux

Posté par cielnuageux le 10 octobre 2009

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L’été indien à Clermont-Ferrand

Posté par cielnuageux le 7 octobre 2009

Aujourd’hui 7 octobre, une température de 25° l’après-midi, avec un vent doux depuis le matin, apportant par la fenêtre grande ouverte les senteurs automnales

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Odeurs de feuilles mortes qui voltigent  dans l’air avant de former une nappe jaune sous les bouleaux, rousse sous le cerisier, odeur de la mousse, odeur des pommes, odeurs d’automne…

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Cliquer sur les vignettes pour agrandir les photos

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Menaces d’orage en soirée

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Tandis que les fleurs résistantes continuent à s’épanouir, profitant de cette prolongation de leur vie estivale    

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C’est une année à pommes, à marrons et à châtaignes

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la châtaigne et le marron

 

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Je hais les médecins

Posté par cielnuageux le 4 octobre 2009

Je hais les médecins.

Les médecins sont debout. Les malades sont couchés.

le médecin debout, du haut de sa superbe, parade tous les jours dans tous les mouroirs à pauvres de l’Assistance publique, poursuivi par le zèle gluant d’un troupeau de sous-médecins serviles qui lui colle au stéthoscope comme un troupeau de mouches à merde sur une bouse diplômée, et le médecin debout glougloute et fait la roue au pied des lits des pauvres qui sont couchés et qui vont mourir, et le médecin leur jette à la gueule, sans les voir, des mots gréco-latins que les pauvres couchés ne comprennent jamais, et les pauvres couchés n’osent pas demander, pour ne pas déranger le médecin debout qui pue la science et qui cache sa propre peur de la mort en distribuant sans sourciller ses sentences définitives et ses antibiotiques approximatifs, comme un pape au balcon dispersant la parole et le sirop de Dieu sur le monde à ses pieds

Pierre Desproges

Vivons heureux en attendant la mort

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http://michelu.elunet.fr/public/michelu.elunet.fr/

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Sois sage…

Posté par cielnuageux le 3 octobre 2009

« Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille,
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci »

(Charles Baudelaire)

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