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Valérie Héneau : vacances sacrificielles avec des jeunes enfants

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec des enfants en bas âge

Valérie Hénau

On ne part pas toujours en vacances dans des conditions idylliques, Parfois, il faut composer avec certains boulets !

Tout le monde rigole du « chic-ouf » (chic, ils arrivent, ouf, il repartent), cher aux blogs et aux magazines pour jeunes seniors.
Jusqu’au jour où ça vous arrive à vous : accueillir une marmaille trépidante.
Au bout de deux jours, le constat est accablant : comment pouviez-vous passer, autrefois, des vacances avec vos propres bébés, sans prendre trois mois de congés ensuite pour récupérer ?

Pas plus entraînés que nous physiquement, comment nos valeureux ancêtres faisaient-ils face quand on leur collait pour les vacances l’arrière-ban des enfants, cousins et neveux en couche-culotte ?

Réponse : Ils étaient plus cool que nous sur des tas de domaines,
Les jeunes parents d’aujourd’hui, quand ils vous font le cadeau de vous confier quinze jours leur marmaille adorée, ont des idées pour vous occuper un peu plus,
Il faut les stimuler, ces précieux chéris, continuer à pratiquer la « parentalité positive » qui est de mise chez eux (on ne gronde pas, on explique), les nourrir avec une rigueur impressionnante, et, bien sûr, les enduire des pieds à la tête d’écran total dès qu’ils sortent de la maison (en plus du T-shirt anti-UV, de la tente de plage protectrice et du chapeau à bavolet arrière)
Forts de ces révélations, il faut tenir le choc…

Ils font du bruit tout le temps
On l’oublie vite, quand on est tiré d’affaire, mais le niveau sonore maintenu par des petits est proprement hallucinant.
D’abord, ils parlent tout le temps. Papy et mamy s’avérant des puits de science quant aux mystères de la vie, les questions métaphysiques et/ou plus concrètes fusent.
Il est recommandé d’être balèze en sciences naturelles, en astronomie, voire en physique quantique.
Et de leur répondre du tac au tac.
Si jamais vous parvenez à étancher leur soif inextinguible de savoir, ils ont toujours une bonne histoire en réserve : il y aurait des zirafes au fond du jardin, parfaitement. Et une licorne par la lucarne, bien sûr.
Quand par bonheur, ils ne parlent pas encore, leur seul moyen d’expression est le cri.
Et on peut en dire, des choses, par ce simple vecteur ! Les oreilles bourdonnantes, la tête farcie, il n’est pas sûr que vous conserviez cette patience qui fait que votre fille aime tant vous confier la prunelle de ses yeux.
Cette dernière vous ayant par ailleurs interdit la télé et la tablette – alors qu’elle ne s’en prive pas, elle ! – que faire ?
Désobéir. N’ayez aucun scrupule à avoir recours, vous aussi, à des baby-sitters technologiques.
Mais avec ce petit parfum de vintage qui sied à votre posture « pas d’écran avant un âge décent ».
Beaucoup de jeunes maisons françaises sont sur le créneau du raconteur d’histoires automatiques, parfait pour créer un « temps calme » (comme en colo) de temps à autre : la Fabrique à Histoires (vois shopping), tout comme Ocarina (avec sa chaîne de radio pour enfants, ocarinaplayer.com) sont d’excellentes recrues.

Ils se lève tôt et se couche (trop) tard.
L’enfant est spontanément philosophe. Il jouit du moment présent. Chaque nouveau réveil est l’occasion de se féliciter de la beauté du monde des mille bonheurs que va lui apporter la journée.
Dans la seconde qui suit l’ouverture de ses petits yeux, il vient partager sa joie et vous sauter sur le ventre.
Ce serait absurde de ne pas profiter vous aussi du lever du soleil et des premiers chants d’oiseaux !
Le soir, la pensée de tout ce que cet épicurien en short vichy va louper en allant bêtement se coucher – qui sait ce qui se passe la nuit dans le jardin ? – le taraude.
Le mystère le tient en haleine (il ne croit pas votre « rien ») et le conduit à faire de la résistance, alors que vous aimeriez bien le ranger dans sa chambre jusqu’au lendemain.
Les bébés, c’est encore pire : ils ont faim. Ils ont soif. Ils vont redormir dans la matinée de toute façon, pourquoi se priver de piailler à 5 heures, hein ?
Tout cela est bien mignon, mais depuis qu’ils sont là, c’est vous qui ne faites plus vos nuits.
Comment ne pas finir le séjours sous Lexomil ?
Ne nous leurrons pas, il n’y a aucune raison que les choses s’arrangent : vous n’allez pas réviser des horaires validés par les parents.
La seule option est de dormir quand ils dorment, c’est la stratégie de la jeune primipare. Ils s’écroulent vers 22 heures 30 ? Ne faites pas de vieux os non plus sur la terrasse.
Ils font la sieste après déjeuner ? Reposez-vous illico, le rangement attendra.
Certes, tout ceci est un peu limitant socialement (tintin les dîners entre amis), mais ça n’aura qu’un temps, c’est l’avantage d’être grand-parent : contrairement aux géniteurs directs, toutes les galères ont une fin.

Ils dévastent tout
Il y a des choses auxquelles vous devez renoncer immédiatement quand vous hébergez la jeune classe.
Garder un logis aimable est la première .
Vous devez ôter de portée de menottes les objets et bibelots auxquels vous tenez. Ils ont toutes les chances de finir fracassés ou dépiautés.
Dans le même temps, la déco s’enrichit de détails disgracieux : coins en caoutchouc à la table basse, barrière en haut de l’escalier, veilleuse Licorne dans le couloir.
La seconde est qu’il faut abdiquer toute prétention à l’ordre et à l’harmonie. Le sol est jonché de mille jouets criards qui les occupent tour à tour, par tranche de dix secondes, puis sont impitoyablement jetés au loin. Les clés des placards disparaissent (à jamais pour certaines) et de nombreux hommages touchants de leur éveil à la nature (cailloux, feuilles et fleurs fanées, terre et sable) surgissent dans les endroits les plus incongrus. A côté, les Huns sont de très petits joueurs.
Cette dévastation est déjà stressante chez soi. Dans une location, c’est encore pire : le canapé crayonné au feutre noir va vous bouffer la caution ! Virer Thénardier et les enchaîner dans le jardin pour éviter les dégradations ? Compliqué … Autant l’intégrer tout de suite : ça va être le souk noir pendant la durée de leur séjour. Inutile de ranger les Duplo par couleur après chaque usage, ni de passer l’aspi au moindre Palmito écrasé. Un petit coup de frais rapide le soir, à l’aide de deux grandes cagettes, où vous flanquerez le fourbi en vrac suffira à votre hygiène mentale.
Quant aux dégâts, en général, on apprend dès le premier jour à les anticiper : traquer le stylo, la pipette d’Eosine ou la tasse de café qui traînent devient vite une seconde nature.

Il leur faut de la bouffe 5 Étoiles.
Jadis, nourrir des petits était simple : coquillettes-jambon, mousseline-knackis, et zou ! C’était vite plié et on pouvait passer aux choses sérieuses, la confection du dîner des grands.
Les nouveaux standards de vos filles et belles-filles interdisent un tel laisser-aller.
A l’enfant moderne, il faut du bio, du vapeur, des dés de thon snackés (avec très peu de matière grasse), toutes sortes de légumes étranges (Kale ou betterave chioggia), ou complexes (poignée de petits pois frais, blanc de poireaux, pesto de roquette).
On est aussi priés, pour les goûters, d’éviter les biscuits industriels, mais on peut leur faire des gaufres maison, avec quelques framboises corréziennes à maturité parfaite, épépinées et écrasées.
Bref, le cahier de consignes alimentaires est épais comme la Bible, c’est à se demander comment ces mères actives font au quotidien.
Compteraient-elles sur vous pour rattraper une année de gabegie ?
Pas impossible, quoique l’orthorexie puisse conduire à un esclavage consenti.
Ce qui est certain, c’est que vous allez opiner du chef avec enthousiasme et n’en faire qu’à votre tête. Il serait dommage que ces angelots ne goûtent pas au gratin de nouilles à la béchamel qui a fait votre gloire, une recette familiale qu’on se chuchote depuis trois générations.
Leur faire découvrir le Choco BN relève également de la transmission patrimoniale urgente, c’est quoi ces galettes de riz complet ?
On peut en outre compter sur la complicité des bénéficiaires de ces libéralités, pourtant déjà en âge de parler : même petit, on pige très vite quand il vaut mieux la fermer sur certaines transgressions.

Ils manquent se tuer.
Le petit n’a strictement aucune capacité à évaluer le risque.
C’est pour cela que son gardiennage s’avère épuisant : pour la piscine, on sait et on est sur le qui-vive s’il y en a une. Mais saisir entre deux doigts une guêpe engourdie sur le sol, jouer au ballon en plein cagnard, faire un câlin au chien qui dort ou tenter d’avaler les jolis galets décoratifs des pots de fleurs ? On n’aurait pas forcément pensé à ça, oublieux que l’on est de l’esprit d’entreprise irrépressible de ces explorateurs en herbe.
On le regrettera bien, d’ailleurs, ce bel élan vital, quand ils seront des ados avachis et textotants !
D’ici là, il faut gérer.
On peut dire adieu à la sieste crapuleuse par exemple, c’est bien trop dangereux d’être ainsi déconcentrés quand on a charge d’âme !
Le seul moyen de gratter quelques secondes de repos est en effet la vieille technique du tour de garde.
En phase d’éveil, sortir le parc à barreaux de leurs parents, quand ces derniers ne sont pas là, est une option à envisager.
Cet objet prétendument carcéral n’est plus du tout dans les mœurs, alors que franchement, à l’ombre, avec plein de joujoux et la lumière qui danse dans les feuilles, où est le scandale ?
Au moins, on peut vaquer un peu à proximité !
Inviter des grands cousins fiables que l’on peut rémunérer bien en dessous du SMIC pour une petite séquence de veille active est aussi une solution,

 

 

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