Valérie Héneau : vacances sacrificielles avec des jeunes enfants

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec des enfants en bas âge

Valérie Hénau

On ne part pas toujours en vacances dans des conditions idylliques, Parfois, il faut composer avec certains boulets !

Tout le monde rigole du « chic-ouf » (chic, ils arrivent, ouf, il repartent), cher aux blogs et aux magazines pour jeunes seniors.
Jusqu’au jour où ça vous arrive à vous : accueillir une marmaille trépidante.
Au bout de deux jours, le constat est accablant : comment pouviez-vous passer, autrefois, des vacances avec vos propres bébés, sans prendre trois mois de congés ensuite pour récupérer ?

Pas plus entraînés que nous physiquement, comment nos valeureux ancêtres faisaient-ils face quand on leur collait pour les vacances l’arrière-ban des enfants, cousins et neveux en couche-culotte ?

Réponse : Ils étaient plus cool que nous sur des tas de domaines,
Les jeunes parents d’aujourd’hui, quand ils vous font le cadeau de vous confier quinze jours leur marmaille adorée, ont des idées pour vous occuper un peu plus,
Il faut les stimuler, ces précieux chéris, continuer à pratiquer la « parentalité positive » qui est de mise chez eux (on ne gronde pas, on explique), les nourrir avec une rigueur impressionnante, et, bien sûr, les enduire des pieds à la tête d’écran total dès qu’ils sortent de la maison (en plus du T-shirt anti-UV, de la tente de plage protectrice et du chapeau à bavolet arrière)
Forts de ces révélations, il faut tenir le choc…

Ils font du bruit tout le temps
On l’oublie vite, quand on est tiré d’affaire, mais le niveau sonore maintenu par des petits est proprement hallucinant.
D’abord, ils parlent tout le temps. Papy et mamy s’avérant des puits de science quant aux mystères de la vie, les questions métaphysiques et/ou plus concrètes fusent.
Il est recommandé d’être balèze en sciences naturelles, en astronomie, voire en physique quantique.
Et de leur répondre du tac au tac.
Si jamais vous parvenez à étancher leur soif inextinguible de savoir, ils ont toujours une bonne histoire en réserve : il y aurait des zirafes au fond du jardin, parfaitement. Et une licorne par la lucarne, bien sûr.
Quand par bonheur, ils ne parlent pas encore, leur seul moyen d’expression est le cri.
Et on peut en dire, des choses, par ce simple vecteur ! Les oreilles bourdonnantes, la tête farcie, il n’est pas sûr que vous conserviez cette patience qui fait que votre fille aime tant vous confier la prunelle de ses yeux.
Cette dernière vous ayant par ailleurs interdit la télé et la tablette – alors qu’elle ne s’en prive pas, elle ! – que faire ?
Désobéir. N’ayez aucun scrupule à avoir recours, vous aussi, à des baby-sitters technologiques.
Mais avec ce petit parfum de vintage qui sied à votre posture « pas d’écran avant un âge décent ».
Beaucoup de jeunes maisons françaises sont sur le créneau du raconteur d’histoires automatiques, parfait pour créer un « temps calme » (comme en colo) de temps à autre : la Fabrique à Histoires (vois shopping), tout comme Ocarina (avec sa chaîne de radio pour enfants, ocarinaplayer.com) sont d’excellentes recrues.

Ils se lève tôt et se couche (trop) tard.
L’enfant est spontanément philosophe. Il jouit du moment présent. Chaque nouveau réveil est l’occasion de se féliciter de la beauté du monde des mille bonheurs que va lui apporter la journée.
Dans la seconde qui suit l’ouverture de ses petits yeux, il vient partager sa joie et vous sauter sur le ventre.
Ce serait absurde de ne pas profiter vous aussi du lever du soleil et des premiers chants d’oiseaux !
Le soir, la pensée de tout ce que cet épicurien en short vichy va louper en allant bêtement se coucher – qui sait ce qui se passe la nuit dans le jardin ? – le taraude.
Le mystère le tient en haleine (il ne croit pas votre « rien ») et le conduit à faire de la résistance, alors que vous aimeriez bien le ranger dans sa chambre jusqu’au lendemain.
Les bébés, c’est encore pire : ils ont faim. Ils ont soif. Ils vont redormir dans la matinée de toute façon, pourquoi se priver de piailler à 5 heures, hein ?
Tout cela est bien mignon, mais depuis qu’ils sont là, c’est vous qui ne faites plus vos nuits.
Comment ne pas finir le séjours sous Lexomil ?
Ne nous leurrons pas, il n’y a aucune raison que les choses s’arrangent : vous n’allez pas réviser des horaires validés par les parents.
La seule option est de dormir quand ils dorment, c’est la stratégie de la jeune primipare. Ils s’écroulent vers 22 heures 30 ? Ne faites pas de vieux os non plus sur la terrasse.
Ils font la sieste après déjeuner ? Reposez-vous illico, le rangement attendra.
Certes, tout ceci est un peu limitant socialement (tintin les dîners entre amis), mais ça n’aura qu’un temps, c’est l’avantage d’être grand-parent : contrairement aux géniteurs directs, toutes les galères ont une fin.

Ils dévastent tout
Il y a des choses auxquelles vous devez renoncer immédiatement quand vous hébergez la jeune classe.
Garder un logis aimable est la première .
Vous devez ôter de portée de menottes les objets et bibelots auxquels vous tenez. Ils ont toutes les chances de finir fracassés ou dépiautés.
Dans le même temps, la déco s’enrichit de détails disgracieux : coins en caoutchouc à la table basse, barrière en haut de l’escalier, veilleuse Licorne dans le couloir.
La seconde est qu’il faut abdiquer toute prétention à l’ordre et à l’harmonie. Le sol est jonché de mille jouets criards qui les occupent tour à tour, par tranche de dix secondes, puis sont impitoyablement jetés au loin. Les clés des placards disparaissent (à jamais pour certaines) et de nombreux hommages touchants de leur éveil à la nature (cailloux, feuilles et fleurs fanées, terre et sable) surgissent dans les endroits les plus incongrus. A côté, les Huns sont de très petits joueurs.
Cette dévastation est déjà stressante chez soi. Dans une location, c’est encore pire : le canapé crayonné au feutre noir va vous bouffer la caution ! Virer Thénardier et les enchaîner dans le jardin pour éviter les dégradations ? Compliqué … Autant l’intégrer tout de suite : ça va être le souk noir pendant la durée de leur séjour. Inutile de ranger les Duplo par couleur après chaque usage, ni de passer l’aspi au moindre Palmito écrasé. Un petit coup de frais rapide le soir, à l’aide de deux grandes cagettes, où vous flanquerez le fourbi en vrac suffira à votre hygiène mentale.
Quant aux dégâts, en général, on apprend dès le premier jour à les anticiper : traquer le stylo, la pipette d’Eosine ou la tasse de café qui traînent devient vite une seconde nature.

Il leur faut de la bouffe 5 Étoiles.
Jadis, nourrir des petits était simple : coquillettes-jambon, mousseline-knackis, et zou ! C’était vite plié et on pouvait passer aux choses sérieuses, la confection du dîner des grands.
Les nouveaux standards de vos filles et belles-filles interdisent un tel laisser-aller.
A l’enfant moderne, il faut du bio, du vapeur, des dés de thon snackés (avec très peu de matière grasse), toutes sortes de légumes étranges (Kale ou betterave chioggia), ou complexes (poignée de petits pois frais, blanc de poireaux, pesto de roquette).
On est aussi priés, pour les goûters, d’éviter les biscuits industriels, mais on peut leur faire des gaufres maison, avec quelques framboises corréziennes à maturité parfaite, épépinées et écrasées.
Bref, le cahier de consignes alimentaires est épais comme la Bible, c’est à se demander comment ces mères actives font au quotidien.
Compteraient-elles sur vous pour rattraper une année de gabegie ?
Pas impossible, quoique l’orthorexie puisse conduire à un esclavage consenti.
Ce qui est certain, c’est que vous allez opiner du chef avec enthousiasme et n’en faire qu’à votre tête. Il serait dommage que ces angelots ne goûtent pas au gratin de nouilles à la béchamel qui a fait votre gloire, une recette familiale qu’on se chuchote depuis trois générations.
Leur faire découvrir le Choco BN relève également de la transmission patrimoniale urgente, c’est quoi ces galettes de riz complet ?
On peut en outre compter sur la complicité des bénéficiaires de ces libéralités, pourtant déjà en âge de parler : même petit, on pige très vite quand il vaut mieux la fermer sur certaines transgressions.

Ils manquent se tuer.
Le petit n’a strictement aucune capacité à évaluer le risque.
C’est pour cela que son gardiennage s’avère épuisant : pour la piscine, on sait et on est sur le qui-vive s’il y en a une. Mais saisir entre deux doigts une guêpe engourdie sur le sol, jouer au ballon en plein cagnard, faire un câlin au chien qui dort ou tenter d’avaler les jolis galets décoratifs des pots de fleurs ? On n’aurait pas forcément pensé à ça, oublieux que l’on est de l’esprit d’entreprise irrépressible de ces explorateurs en herbe.
On le regrettera bien, d’ailleurs, ce bel élan vital, quand ils seront des ados avachis et textotants !
D’ici là, il faut gérer.
On peut dire adieu à la sieste crapuleuse par exemple, c’est bien trop dangereux d’être ainsi déconcentrés quand on a charge d’âme !
Le seul moyen de gratter quelques secondes de repos est en effet la vieille technique du tour de garde.
En phase d’éveil, sortir le parc à barreaux de leurs parents, quand ces derniers ne sont pas là, est une option à envisager.
Cet objet prétendument carcéral n’est plus du tout dans les mœurs, alors que franchement, à l’ombre, avec plein de joujoux et la lumière qui danse dans les feuilles, où est le scandale ?
Au moins, on peut vaquer un peu à proximité !
Inviter des grands cousins fiables que l’on peut rémunérer bien en dessous du SMIC pour une petite séquence de veille active est aussi une solution,

 

 

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Valérie Hénau : vacances sacrificielles avec les vieux parents

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec ses vieux parents
(Valérie Héneau)

 

Adorables, drôles, gentilles, pleines de connaissances précieuses et d’expériences irremplaçables, les personnes âgées sont de merveilleuses compagnes de parasol et de crapette estivale,
Néanmoins, elles ont aussi leurs côtés effroyables…

Les voilà installés depuis deux jours.
Une fois purgée la grande affaire des bagages à vider et l’animation des retrouvailles, ils semblent curieusement végéter.
Posés mélancoliquement sur le canapé du salon, (alors qu’il fait un temps de rêve), tristement échoués sur un transat de terrasse (avec le sentier côtier à deux pas!), répondant « Ben, on va rester là, je pense » à votre (trop) enjoué « Alors, quel est le programme cet après-midi ? »
Et quant par hasard ils partent enfin en balade, c’est pour revenir au bout de vingt minutes, alors que rien (et surtout pas vous) ne les pressait.
En réalité, loin de leurs repères, arrachés à leur routine, les vieux parents sont un peu comme des ados privés de Wifi.
Sauf que le cordon qui leur manque n’est pas le même.
Sans ce tissu de petites habitudes domestiques qui, mine de rien, structurent une journée, ils sont tout chamboulés.
Déchargés des corvées qui finalement les occupent, ils se sentent comme exilés.

Ils n’ont aucune autonomie.
Pas facile quand on a l’habitude de se noyer dans un verre d’eau d’avoir un océan de temps libre devant soi.
Pour restructurer en douceur ces déracinés – et vous sauver quelques heures off – n’hésitez pas à vous montrer un tantinet directif.
Tous les matins, « morning briefing », comme chez Goldman Sachs.
Il y a des huîtres à aller chercher (atelier course d’orientation), les petits pois à écosser, (exercice de psychomotricité fine), des brindilles à lier en fagot pour le feu (ergothérapie), Ouest France à éplucher (contraction de texte), avant la conf du déjeuner.
Après le café, et avant la sieste, suggérez fermement un excursion, avec un tel luxe enthousiaste de détails que décliner serait offensant pour vous.
Ils reviendront d’ailleurs ravis, il fallait juste les bouger (comme des ados, bis).
Fatigant de faire le GO ?
Beaucoup moins que d’avoir deux semi-dépressifs dans les pattes toute la journée.
Appelons ça un investissement rentable.

Ils ne lèvent pas le petit doigt.
Votre mère qui, chez elle, est une infatigable domestique, est saisie d’une forme d’ataraxie, ou alors de maladresse chronique.
Elle sème partout des miettes et des flaques de confiture qu’elle ne nettoie jamais.
Votre père, pourtant réputé pour ses talents de plongeur d’après dîner, n’arrive même plus à porter son mug de café vide près de l’évier.
Vous finissez par trimer plus durement qu’un saisonnier exploité dans une pizzeria en région Paca, avec ces clients en pension complète qui mettent les pieds sous la table trois fois par jour à heure fixe.
Ce n’est pas qu’ils soient tire-au-flanc, c’est juste que votre chouette maison – pourtant le top du confort – est pour eux un territoire hostile !
Ils ne savent pas où ranger les couverts dans le lave-vaisselle (leur Mielle 1987 a un panier, pas un tiroir), ils ignorent où se trouve la lavette et le balai (eux les laissent toujours derrière la porte), et jamais, au grand jamais, ils n’oseront proposer de faire du café avec cette Chemex manuelle bizarre (pourtant inventée en 1941) qui fait vos délices.
Le pire est à venir, quand vous découvrirez, à la fin du séjour, qu’ils ont renoncé à prendre des douches parce que le mitigeur les faisait flipper …
Là encore, n’hésitez pas à demander.
Le vieux parent aime à se rendre utile, cela le reconnecte à son passé nourricier et protecteur.
Attribuez-lui des missions précises et n’attendez pas qu’il prenne l’initiative.
« Tu donnes un coup aux sets de table STP ? Voici l’éponge »

Ça fait bizarre cette inversion des rôles, mais ça marche.
Le pliage du linge, mission dans laquelle les septuagénaires élevées à la vieille école se révèlent hyperperformantes, est également à valoriser.
Le mâle blanc de plus de 75 ans adore aller au supermarché acheter de l’eau minérale et des réserves de papier toilette. C’est un bon point.

Ils se perdent tout le temps.
Il ne se passe pas un après-midi sans que vous les voyiez revenir, raccompagnés par un passant s’ils sont à pied, ou escorté par un locac – voire par les gendarmes ! - s’ils étaient en voiture.
Et oui, ils se sont encore égarés. Et vous reviennent un peu vexés mais farauds (le sauvetage fait une histoire à raconter, et ils ne s’en privent pas!).
Soyons clairs, ça ne va pas s’arranger et ça a grandement à voir avec ce que les pros appellent lâchement la « perte d’élasticité cérébrale ».
Observer ses parents de paumer tout le temps (et tout paumer tout le temps) est d’abord déprimant.
Et ensuite profondément énervant.
Les heures passées à la recherche frénétique de lunettes et de téléphones disparus sont innombrables.
Tout comme sont horripilants ces rendez-vous au marché ou au bistrot du coins auxquels ils arrivent systématiquement en retard parce qu’ils ont fait le tour du département trois fois.
Leur greffer une puce géolocalisable, ainsi qu’à leurs menus accessoires ? Difficile.
En revanche, exigez qu’ils aient toujours un portable allumé sur eux. Dédiez-leur une commode bien visible pour y déposer leurs effets. Enfin, dédramatisez en racontant vos propres épisodes de désorientation avec forces détails comiques. Leur confusion les angoisse légitimement. Et l’angoisse nourrit l’angoisse…

Ils ne mangent pas de tout
Votre marque de yaourts locaux bio exquis ne convient apparemment pas : ils sont allés acheter en douce leurs affreux Activia au Casino.
C’est l’été, il y a des pêches, des abricots, des fraises ? Non, au petit-déj, leur kiwi (importé de Nouvelle-Zélande) , c’est sacré.
Et vous avez bien senti que le ceviche de dorade ne passait pas bien au déjeuner.
Sachez que la néophobie – ce classique du jeune enfant qui n’aime pas la nouveauté et tourne son nez systématiquement – est aussi un incontournable du grand âge.
Sans parler du zeste de pensée magique lié à certains rituels.
C’est un crève-cœur pour vous qui avez connu votre mère si hardie, intronisant vaillamment le très exotique avocat-crevettes dans son cercle d’amis au réveillon de 1972, mais comme avec un petit enfant, insistez : ils doivent goûter de tout (et on ne va pas faire des paupiettes pendant 10 jours, c’est clair). Faites l’impasse sur le kale, le buddha bowl et les graines de courge torréfiées pendant leur séjour. D’ailleurs d’autres seront peut-être contents au passage.

Ils se lèvent à 6h30
Le vieillard dort de moins en moins, c’est une donnée scientifique.
En outre, il est d’une génération où la grasse matinée était suspecte : l’avenir appartient à ceux qui… et ainsi de suite.
Dès potron-minet, vous entendez les glissements furtifs, mais pas tant que ça, dans la maison.
Des objets déplacés avec une précaution très bruyante, des bruits d’eau étouffés brusquement, des exclamations réfrénées trop tard, des chuchotis pressants, bref, toute une activité, qui vise à rester secrète, de déploie derrière la cloison.
Ce n’est pas que vous dormiez profondément (quoique…) mais les journées de manager de maison d’hôtes sont longues quand on est sur le pont dès l’aube.
Quand aux djeunes qui se lèvent à 14 heures du matin – et dont on continue à protéger le sommeil récupérateur – autant dire qu’ils sont une source de conflits larvés permanente.
« chuuut, Marion dort encore, baisse la radio ! »
« Je me disais qu’à 10 heures, quand-même »…

Comment gérer ?
La technique des « plateaux de courtoisie » des hôtels est envisageable.
Installer dans leur chambre une cafetière-filtre et une coupelle de madeleines emballées peut vous faire gagner au moins une demi-heure.
Ne pas hésiter à ajouter un « j’ai des insomnies terribles en ce moment, heureusement, c’est les vacances, je me rendors un peu le matin » plaintif…
En appeler à leur instinct toujours vivace de parents aimants, dont vous redevenez fugacement le petit.

Ils ont toujours chaud/froid
Le soleil est leur ennemi personnel, le courant d’air, leur hantise ; le vent les affole, la lumière de midi des matraque … Ils réagissent avec un excès agaçant aux variations, suant à grosses gouttes quand la température grimpe un peu, claquant des dents dès qu’elle décroît.
Tout cela ne serait rien sans les commentaires incessants sur la météo et leur soûlante sollicitude réciproque : « mets ta casquette, ton chandail, ton foulard, ton écharpe », « tu es rouge, tu es bleu, tu es blanc », « brrr, ça se gâte », « ouch, quel chaleur », « l’humidité tombe, non? » 
Bon, ils sont fragiles, ils le savent.
On le découvre, c’est un choc. Et il y a peu de chances que ça s’arrange. Ils sont en outre d’une époque pas forcément malavisée où prendre tous ses repas dehors l’été n’était pas le nirvana.
Déjeuner dans une salle à manger fraîche et prendre l’apéro à l’abri des rafales n’est pas totalement stupide.
Prévoyez un arsenal facile à dégainer : plaids, polaires, chapeaux (ils perdent toujours les leurs), vaste parasol pratique à déplier, champignon chauffant électrique premier prix pour la terrasse, s’il le faut. Expliquez patiemment, chaque soir, le maniement du radiateur de leur chambre : oui, même en juillet, ils peuvent l’allumer au (petit) matin ! Et sans doute le détraquer s’il est trop sophistiqué.

Ils parlent sans arrêt
Quand on vit un peu replié sur soi-même, ce serait dommage de ne pas profiter vingt-quatre heures sur vingt-quatre de la compagnie qu’offre un séjour en famille. C’est humain !

Mais c’est aussi très fatigant de devoir commenter les dernières exactions de Trump (ou de Macron), la tête embrumée au petit déjeuner.
Et de ne pas pouvoir bouquiner tranquille plus de cinq minutes. Cette avidité de rapports verbaux est évidemment compréhensible et entre en contradiction radicale avec ce qui se passe dans la famille contemporaine, où chacun plonge, mutique, le nez sur la tablette ou son smartphone, pour tapoter des trucs sans intérêt.
La stratégie pour garder un peu de vie intérieure, c’est d’inviter en plus – si vos moyens le permettent – un(e) ami(e) célibataire de jeunesse. Lui ou elle aussi ont de la conversation à rattraper, ils vont s’en donner à coeur joie. Avec cette affection pour nos géniteurs que seules les amitiés de longue date autorisent …
En outre, challengés par cet interlocuteur un peu moins évident que vous, vos vieux parents se révèlent ! Oui, ils sont encore au taquet quand on les stimule (et pan pour vous!)

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Un siècle déjà… en mémoire de toi

Posté par cielnuageux le 17 avril 2017

tp://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/

Jean-Baptiste François ANDRIEUX

   

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Françoise Hardy « Avis non autorisés » extrait de son livre

Posté par cielnuageux le 4 février 2017

« Maintenant que j’ai atteint cet âge dit respectable, vénérable ou avancé, je découvre à mon tout l’épreuve du vieillissement.
C’est une telle dévastation à tous les niveaux que si la conscience en existait quand cet ultime passage obligé semble encore loin, personne ne souhaiterait mourir le plus tard possible. Et pourtant, dans leur grande majorité, les personnes âgées ont rarement envie de mourir, à moins d’être diminuées ou malades à un degré insupportable. Elles arrivent même à entretenir l’espoir utopique de mieux se porter et à oublier en partie l’imminence effrayante de la fin du tragique sursis de leur brève existence terrestre.

Vieillir, c’est subie la déchéance d’un corps qui, en même temps qu’il fonctionne de moins en moins bien, s’abîme, se déforme, se dénature de plus en plus…
Non seulement on ne le reconnaît plus, non seulement ses dysfonctionnements rendent le quotidien difficile, mais la honte, parfois même le dégoût qu’il vous inspire provoquent une réticence presque insurmontable à consulter dentistes et médecins – le gynécologue et le dentiste en premier lieu – quand il le faudrait pourtant.

Ces changements éprouvants contribuent à réduire la vie relationnelle.
L’augmentation du nombre des années va de pair avec la raréfaction progressive des coups de fil et des mails. »

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« Actuellement, il ne se passe pas de semaine sans que l’on nous culpabilise avec le diktat, moins envahissant dans les années soixante, de la nécessité de bouger le plus possible, voire de marcher trente minutes par jour, condition sine qua non pour améliorer sa santé et prolonger son existence. Voilà une recommandation qui fait une belle jambe – c’est le cas de le dire –  à ceux qui, en raison de handicaps liés à l’âge ou à la maladie,  ne peuvent se le permettre ! »

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Gare aux cons …

Posté par cielnuageux le 4 février 2017

Image de prévisualisation YouTube

 

« C’est pas normal d’avoir besoin d’parler aux femmes de cette façon.
Y’a un sérieux problème d’éducation ! »

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Demande de l’école « Le Rocher des Lutins »

Posté par cielnuageux le 10 novembre 2015

 

 

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Qui veut bien envoyer une

carte postale de son pays à

l’école

« Le Rocher des Lutins »
1 rue des écoles
85330 NOIRMOUTIER en l’île

France

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Pourquoi le caractère devient-il parfois difficile avec l’âge chez certaines personnes ?

Posté par cielnuageux le 18 décembre 2014

http://www.e-sante.fr/quand-caractere-devient-difficile-avec-age/actualite/711
Lire l’article ci-dessus indiqué
Une personne âgée peut sembler changer de caractère et devenir difficile à comprendre et à gérer par son entourage.

(Interview de Claudine Badey-Rodriguez, psychologue, gérontologue et psychothérapeute à Nice.)
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« à certains moments, fatalement, la situation change pour cause de veuvage, maladie, handicap, dépendance… La dynamique familiale se trouve alors souvent bouleversée au moment de la vieillesse et de l’avancée en âge qu’il y ait ou non dépendance. « 

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que faut-il faire ?

« Cette agressivité a toujours une explication qui est à rechercher. C’est cela qu’il faut faire en premier : chercher à comprendre ce qui se passe. »

cette personne a toujours été exigeante, autoritaire, revendicatrice et cela semble empirer avec l’âge. ???
- il y a peut-être une maladie sous-jacente débutante, comme une maladie d’Alzheimer ou un trouble apparenté.
- On peut se trouver tout simplement devant une personne qui ressent une grande souffrance.
– C’est possible, sous l’effet de cette souffrance, de voir changer quelqu’un qui avait un caractère doux. Cette souffrance peut être liée à la maladie, à la dépendance, à la baisse d’autonomie ou simplement à l’avancée en âge.
- Il faut savoir également penser à une dépression selon le contexte, en particulier si le caractère difficile apparaît avec d’autres manifestations comme un repli sur soi, une tristesse, un désintérêt, une baisse d’activité non liée à une difficulté physique.

C’est vraiment important de comprendre que cette agressivité n’est pas gratuite. Derrière elle, on trouve toujours de la souffrance. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille tout accepter.

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Test : voyez-vous le positif à côté en suivant les indications ?

Posté par cielnuageux le 15 mai 2014

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Des belles poupées

Posté par cielnuageux le 19 avril 2013

https://www.facebook.com/poupeesdedogthea
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le doudou cochon rose (demandé par…)

Posté par cielnuageux le 17 février 2012

 

Pour obtenir plus d’explications de tricots doudous, vous procurer « 36 modèles dans le coup », catalogue de phildar

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