Valérie Hénau : vacances sacrificielles avec des petits jeunes

Posté par cielnuageux le 25 août 2018

Vacances sacrificielles
Avec des petits jeunes
(Valérie Hénau)

On ne part pas toujours en vacances dans des conditions idylliques.
Parfois, il faut composer avec certains boulets !

La jeunesse, officiellement, on adore. Ça met de la joie dans le foyer, de l’imprévu dans la routine, du challenge intellectuel dans les dîners, de la diversité culturelle dans les certitudes, bref, c’est que du bonheur. Ah oui ?
Dans les faits, ça n’est pas toujours l’éden annoncé…

Séjourner avec Léo, Louise, Gaspard ou Alison : une stimulante perspective ?
De la jeune génération, on attend toujours le meilleur.
On les imagine plus autonomes que des bambins, plus toniques que des copains, plus branchés que des cousins…
En réalité, on se retrouve au service de petits princes et princesses mal élevés (par nous, c’est bien ça le pire…), à peine sympathique, qui plus est. Voire franchement odieux.
Leurs amis ne sont pas du tout les nôtres (on ne les aurait pas choisis, personnellement) et semblent d’ailleurs nous vouer la même neutralité malveillante.
Nous, si cool, quel affront !
La désillusion est à la mesure du surinvestissement affectif et l’exaspération monte vite.
Le parent-pélican doit se faire violence, cesser de s’arracher encore et encore des lambeaux de poitrail, c’est dur mais nécessaire.
Comment sauver ses vacances avec ses (plus si) chers petits et leurs poteaux, car ils ne viendraient jamais sans eux, autre vérité peu amène ?

Ils se lèvent à 14 heures du matin
Dire qu’il y a une époque où vous râliez quand vos chérubins, ivres de joie qu’une nouvelles journée commence, envahissaient le lit conjugal dès 6 heures du mat’ (les jours fastes).
Le monde est mal fait : douze ans plus tard, les mêmes comatent jusqu’à des heures insensées, encore ivres de leur fiesta de la veille au soir (enfin au matin, vu le barouf qu’ils ont fait vers 7 heures en rentrant) .
La tentation est forte de vous venger en passant le Kärcher sur la terrasse dès votre propre lever.
Mais le parent protecteur qui sommeille encore en vous n’est pas fait de ce bois-là.
Vous voulez bien marcher sur la tête quelques heures. Mais que les susnommés émergent systématiquement pour glisser leurs pieds dolents sous la table du déjeuner, sans jamais contribuer en rien, ni à son approvisionnement ni à sa confection, vous court vite sur le haricot.
Sans parler de ce rythme insensé pour leur santé : ne jamais dormir la nuit et ne retrouver vie que vers 22 heures, est-ce ainsi qu’un étudiant sérieux reconstitue sa force de travail ?
Exaspération plus inquiétude, vous voilà rongés. Il faut agir.
Un truc très simple, éprouvé par de nombreux tauliers d’ados : ne les réveillez pas à midi, ne les attendez pas non plus.
Attablez-vous entre adultes et laissez-les émerger naturellement quelques heures plus tard, sans rien leur confectionner.
Plusieurs jours à ce régime sans demi-pension devraient faire passer le message. La boustifaille appartient à ceux qui se lèvent tôt. Et quand on se lève parfois plus tôt, on se couche parfois moins tard…

Ils ont la gueule de bois
En début de journée (vers 15 heures donc), les gardons ne sont guère frais, bien qu’ils se soient copieusement imbibés la veille.
Passe encore de supporter leur mine verdâtre et ces sorties brutales de table parce que le fumet du boudin à la plancha lève leur petit cœur fragilisé. On dira qu’ils paient pour leurs excès.
Mais les voir échanger des rictus de pochetrons, genre « oh la casquette » et les entendre commenter fièrement, quand ils pensent qu’on n’écoute pas, les hauts faits alcoolisés de la veille, là, c’est trop.
Vous avez beau ne pas être comme ces Amerloques puritains et adorer Bourvil et son « L’alcool, non, mais l’eau ferrugineuse, oui », vous ne pouvez cautionner cette culture de la biture, surtout pour de jeunes organismes.
Que faire ?
Les sermons ne donnent rien, seul l’exemple paie.

Passez en mode « mocktails » – les cocktails « sans » sont trop à la mode et servis partout – et et adonnez-vous le plus souvent possible au virgin « mojito » (après tout, ce qui est bon dans ce truc, c’est la menthe ou le citron vert) ou au Virgin Spritz (les sirops Monin en proposent un parfait, à allonger d’eau à bulles). Cela ne saurait vous faire de mal.

Ils ne lisent pas
Il est loin le temps où, pour conjurer l’ennui de longs mois d’été à la campagne, la jeunesse française dévalisait les bibliothèques familiales vintages riches en classiques (et en San-Antonio ou en « SAS » pleins d’enseignement).
Les plus intello faisaient même, avant de partir, leur petit stock de « poches » et se les échangeaient, tant ils les dévoraient. Cette époque est tragiquement révolue.
Aujourd’hui, l’ado ne s’ennuie plus (ou du moins il en a l’illusion) : il textote, il instagramme, il whatsappe, il mate une série Netflix ou Blackpills…
Ceux qui lisent encore (les quatre derniers jours d’août) le font sans joie : ils sont dans une boîte privée ou en prépa, ont un programme obligatoire et des fiches à rédiger.
Évidemment, ce désert littéraire perce un cœur de parents. Un douloureux sentiment d’échec total en tant qu’éducateurs les saisit… Pour ne pas finir sous Prozac, louez, si vous le pouvez, votre résidence estivale dans un endroit à réseau flagada, en pleine campagne, genre Gers ou Berry. La Corse et ses montagnes antiWiFi est un assez bon plan aussi. Tout comme les séjours dans les demeures grand-parentales à haut coefficient de vétusté technologique. L’oisiveté digitale est père de tous les possibles : lectures, jeux de société, ciné-club de DVD triés sur le volet.
Évidemment, il faudra vous mettre un peu à la diète vous-mêmes. Mais c’est assez bon pour le réveil des couples, également.

Ils ne parlent pas
Les repas sont un calvaire. Les adultes présents rament pour extorquer un mot aux renfrognés attablés avec eux. Leurs questions enjouées récoltent un « moui » ouo un « nan » définitifs. Leurs vannes n’arrachent pas un frémissement de babines. Les tentatives d’élever le débat sont tués dans l’œuf (quel débat?).
Si les animateurs bénévoles renoncent : silence de plomb. Quant au minimum syndical de jadis – les vieux ne nous intéressaient pas non plus mais on se sentait tenu de le masquer, surtout s’agissant des parents des copains ! – il est rarement assuré par les invités des rejetons. Le ressenti est vite odieux. Vous avez l’impression d’être un comique en perdition, animant une foire à la saucisse sur un parking d’hypermarché. La rancune monte, vous allez la claquer cette idiote d’Alma, meilleure copine de votre dernière – 17 ans tout de même – qui ne dit jamais un mot (ni jamais merci d’ailleurs).
Quant à vos propres mioches, le souvenir de leur délicieux babil de naguère, de leur créativité verbale sans frein vous rend encore plus amer : à quel moment sont-ils devenus ces abrutis sans grâce auquel le langage articulé des espèces évoluées a visiblement été retiré ? Enfin, pas tout le temps, car quand ils sont entre eux, ça va ! Ce qui est encore plus vexant.
Y a-t-il une solution à cette version terrestre du Monde du Silence ? A part éviter de rester seuls avec cette horde mutique, non ! Contre-attaquez. Invitez des copains à dîner, à déjeuner, à goûter, à boire un verre… Faites, vous aussi, bande à part à la table commune. Ignorez-les. Plus de questions, de lancement hasardeux de sujets, rigolez dans votre coin ! Et devinez qui finit, au bout de quelques jours à ce régime sec, par ramer à son tour pour ranimer le dialogue ?

Ils ne veulent plus rien faire

Ce n’est pas vous qui regrettiez le temps où il fallait faire le taxi pour les dropper à leur stage d’Optimist ou vous taper de l’Accrobranche en plein cagnard, mais ce niveau de léthargie est inquiétant. Ils restent enfermés dans leur chambre toute la journée, alors qu’il fait magnifique dehors. Les raquettes de tennis moisissent dans leur housse craquelée, la table de ping-pong gît sous les toiles d’araignées… Les suggestions de promenade les plus excitantes tombent à plat. Visiter l’église romane de Carensac (polychrome!) les laisse de marbre. Le Festival de jazz de Marciac – 58 ans de moyenne d’âge – ne les motive pas du tout. Ce fantastique projet de rando – départ à la fraîche, neuf heures de marche et pique-nique – récompense sur les sommets – ne les tire pas du lit. Tout cela est désolant .
Bon . Si vous faites une brève autocritique, l’offre est-elle tout à fait adaptée aux millenials qui crèchent chez vous ? Ils n’ont plus cette loyauté sans faille de la prime enfance quant aux choix parfois hasardeux de leurs parents, ni cette inextinguible soif de faire des trucs, même barbants, avec eux.
Une fois avalée cette couleuvre (encore une, certes, ça fait beaucoup), quand vous cessez de faire le GO, c’est curieux comme les choses se passent mieux. Ils trouvent tout seuls une « Hell Fest » en Norvège avec Blablacar à 23 euros. Et le prof de surf « trop canon » semble déclencher des vocations à la pelle…

Ils ont transformé le gazon en ZAD
Cette maison a été pensée pour que les enfants en profitent. Et pour qu’ils en profitent, il doivent convier leurs congénères, c’est entendu.
Dommage qu’une fois de plus, ils explosent le nombre de couchages officiels de la baraque.
Des campeurs sont donc installés sur la pelouse, face à la fenêtre de votre chambre. Votre intimité en pâtit objectivement (et ne gagne pas forcément à la comparaison en termes de libido…)
Le saccage environnemental est total. La douche du dehors est une mare savonneuse – suite à son usage intensif comme sanitaire collectif. L’herbe verte, qui était votre légitime fierté, a la jaunisse, et sont-ce bien des mégots que vous voyez plantés dans les pots de laurier-rose ? Et un paquet de Monster Munch qui volette dans les pittosporums ? Horreur ! Vous avez des squatteurs malpropres à vos portes (en plus, vous les connaissez depuis leur entrée en sixième).
Comment procéder à une évacuation sans y perdre vos propres rejetons ?
Responsabilisez-les : à eux de faire passer le message : « les darons sont vénères, vous faites gaffe ou c’est moi qui vais déguster ».
La solidarité générationnelle devrait jouer.

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Les yeux de Sophie, de Jojo Moyes

Posté par cielnuageux le 5 avril 2018

 

« Les yeux de Sophie », l’histoire d’un tableau à travers les temps, de la première guerre aux temps actuels

« J’ai cru que c’était la fin du monde. J’ai cru que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »
Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.
Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre fortuite lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau. »

https://www.babelio.com/livres/Moyes-Les-yeux-de-Sophie/957949

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Pauline Sara Jojo Moyes, née le 4 août 1969 à Londres en Angleterre, est une journaliste britannique et, depuis 2002, une romancière. Elle est l’une des rares auteurs à avoir remporté deux fois le prix du livre romantique de l’année, RNA Awards4 de l’Association des romanciers romantiques. Ces romans ont été traduits en onze langues différentes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jojo_Moyes

 

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Les oubliés du dimanche, de Valérie Perrin

Posté par cielnuageux le 5 avril 2018

« Quand je suis repassée dans la soirée, son fauteuil et son matelas étaient vides. Elle avait fait un AVC. Tu vois, c’est ça mon quotidien.

Il faut écouter dans l’urgence, parce que le silence n’est jamais loin« 

 

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Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d’apprendre à lire. Les deux femmes se lient d’amitié, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de sa propre histoire. Un jour, un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et fait une terrible révélation.
À la fois drôle et mélancolique, un roman d’amours passées, présentes, inavouées… éblouissantes.

https://www.babelio.com/livres/Perrin-Les-oublies-du-dimanche/717905

Photographe, scénariste, actrice, Valérie Perrin travaille aux côtés de Claude Lelouch (dont elle est l’épouse)
Son premier roman « Les Oubliés du dimanche », a reçu de nombreux prix, dont celui de Lire Élire 2016 et de Poulet-Malassis 2016.

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Le livre de ma mère (Albert Cohen)

Posté par cielnuageux le 19 septembre 2017

 » Elle est venue, elle n’y a rien compris, elle est partie. Après avoir été elle-même irremplaçablement, elle a disparu, pourquoi, mais pourquoi ? Pauvres humains que nous sommes, qui allons du toujours qui nous a déposés dans notre berceau au toujours qui viendra après notre tombe. Et entre ces deux toujours, quelle est cette farce que nous jouons, cette courte farce d’ambitions, d’espoirs, d’amours, de joies destinées à disparaître pour toujours, cette farce que Tu nous fais jouer ? Dis, toi, là-haut, pourquoi ce traquenard ? »

https://www.babelio.com/livres/Cohen-Le-Livre-de-ma-mere/3506

 

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Le reste est silence…

Posté par cielnuageux le 14 mai 2016

« … et depuis, toujours, dans toute affection, dans tout amour, j’ai retrouvé cette émotion abominable, ce goût de cuivre dans la coupe d’or, la pensée que l’on est jamais que peu de chose dans la vie de l’être qu’on adore et qui nous adore, et que l’on connaît presque rien de celui que l’on aime le mieux, et que l’homme est intransmissible à l’homme, et qu’il n’y a peut-être pas eu au monde deux cœurs qui se soient entièrement compris. »

Edmond Jaloux
(« le reste est silence »)

« … On devient misanthrope, parce que l’on s’est fait d’abord une trop haute idée de l’homme, on aurait voulu le respecter en soi si profondément que chacun le respectât de la sorte et que nul ne vînt choquer l’amour de son honneur et de sa dignité. Mais les rapports de ces êtres entre eux sont rudes et grossiers, et, tôt ou tard, vous obligent à l’éloignement, à la méfiance, à la défensive d’abord, à la haine ensuite.  »

« …Chaque pessimiste n’est qu’un optimiste trop souvent déçu. Il n’y a que ceux qui n’ont jamais eu de grands espoirs qui ne sont pas désespérés. »

Edmond Jaloux
(« le reste est silence »)


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Avant toi

Posté par cielnuageux le 29 août 2015

« Je ne peux pas vivre comme ça, mère. Ce n’est pas la vie que j’ai choisie. Je n’ai aucune perspective de me rétablir un jour. Il me semble donc parfaitement raisonnable de demander qu’on mette fin à cette situation d’une manière qui me convienne. »

J’entendais ses paroles et j’imaginais alors sans peine l’homme qu’il devait être dans ses réunions d’affaires, cette carrière qui l’avait rendu aussi riche qu’arrogant.
Après tout, c’était un homme habitué à être écouté.
Il ne supportait pas l’idée que je puisse être, d’une certaine manière, en position de décider de son avenir. Que je sois redevenue mère.

C’est sa tentative de suicide qui m’a finalement poussée à céder. Ce n’est pas tant que ma religion condamne cet acte – même s’il me semble particulièrement insoutenable d’imaginer mon fils précipité en enfer à cause de son désespoir. J’ai choisi de croire que Dieu, une divinité bienveillante, comprend nos souffrances et pardonne nos errements.

C’est cette dimension de la maternité qu’on ne saisit jamais vraiment tant qu’on n’a pas été mère soi-même, qui fait que ce n’est pas l’homme adulte que l’on voit – ce rejeton maladroit, mal rasé, malodorant et aux idées bien arrêtées – avec ses contraventions, ses chaussures mal cirées et sa vie amoureuse compliquée.
Non, ce qu’une mère voit, ce sont toutes les personnes que son fils a été au fil de sa vie rassemblées en un seul et unique individu.

J’ai regardé Will et j’ai vu le poupon que je tenais dans mes bras, complètement gaga, incapable d’imaginer que j’avais donné naissance à un autre humain.
J’ai vu le bambin qui me donnait la main, le garçonnet essuyant ses larmes de rage après avoir été rudoyé par un camarade.
J’ai vu les vulnérabilités, l’amour, l’histoire.
Et c’est ça qu’il me demandait de faire disparaître – le petit enfant en même temps que l’homme. Tout cet amour, toute cette histoires.

Jojo Moyes (Avant toi)

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le reste est silence…

Posté par cielnuageux le 23 août 2010

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« Et depuis lors, toujours, dans toute affection, dans tout amour, j’ai retrouvé cette émotion abominable, ce goût de cuivre dans la coupe d’or, la pensée que l’on n’est jamais que peu de chose dans la vie de l’être qu’on adore…

que l’on connait presque rien de celui que l’on aime le mieux,

et que l’homme est intransmissible à l’homme,

et qu’il n’y a peut-être pas eu au monde deux coeurs qui se soient entièrement compris

(Edmond Jaloux – Le reste est silence)

 

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un jeu de têtes à claques

Posté par cielnuageux le 9 avril 2009

http://www.tac.tv/jeu_hockey.php

Votre adversaire est redoutable

en plus quand il gagne

y s’fiche de vot’ poire

si si

Allez qui arrive à gagner ?

moi je perds pour l’instant, j’attends vos victoires, (poil à la poire)

A chaque but, laissez lui le temps de faire ses commentaires, c’est pas triste

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Robert Pascal (poèmes et chansons de Bob)

Posté par cielnuageux le 17 novembre 2008

http://www.livres-chapitre.com/
http://www.amazon.fr/Poemes-Chansons-Webmasseur-Vieux-Mouchoir/

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 Si tu veux vivre encore un peu

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Si tu veux vivre encore un peu
Ravale toute ta rancune
Envers chacun, envers chacune
Qui a fait transpirer tes yeux :
Car bien souvent le temps efface
De tes tristesses maintes traces !

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Si tu veux vivre encore un peu,
Fais abstraction de tes déboires
Qui obscurcissent ton histoires
Et te rongent à petit feu :
Sache bien qu’une vie parfaite
Mêle victoires et défaites !

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Si tu veux vivre encore un peu
Rengaine ta moindre colère,
En vouloir à toute la terre
Te rendra toujours malheureux :
A te montrer trop irascible
Tu te trompes souvent de cible !

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Si tu veux vivre encore un peu,
Ecarte tes vaines révoltes
Qui ne donnent, comme récoltes,
Que des fruits fades et véreux :
Accepter l’humaine justice
Te fait devenir son complice !

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Si tu veux vivre encore un peu,
Eloigne de toi cette haine
Qiu insidieusement t’enchaîne
Et te conduit au désaveu :
Nul ne peut prétendre sur terre
Avoir quelque droit sur ses frères !

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Si tu veux vivre encore un peu,
Enterre ta hache de guerre,
Le sang sur ta main meurtrière
Rejaillira sur tes cheveux :
Rien ne vaut de perdre son âme
Balance ton orgueil aux flammes !

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Si tu veux vivre encore un peu,
Extraits-toi de ta solitude,
Oublie tes sales habitudes
Ta liberté en est l’enjeu :
Suis les conseils que je te livre
Si, encore un peu, tu veux vivre

 

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Image Flickr galerie freeetv

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