Liberté (Maurice Carême)

Posté par cielnuageux le 23 avril 2019

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l’instant,
La jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n’ont rien.

Maurice CARÊME (1899 – 1978)

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meilleurs vœux pour 2019

Posté par cielnuageux le 31 décembre 2018

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À tous ceux que la vie n’a pas épargné,
À tous ceux qui en 2018 ont tout perdu,
Je me joins à vous sans aucune retenue,
Que 2019 vous apporte ce dont vous rêvez.

À ces personnes qui vivent des tragédies,
Je vous adresse toute ma sympathie :
Une vie reste une vie, belle ou maudite,
Mais toute vie vaut la peine d’être écrite.

Mes pensées s’envolent vers les plus démunis,
Frappés injustement par l’infamie.
Un amour sans frontières, sans barrières :
Que l’égoïsme soit banni à tout jamais,
Une bonne année à tous ceux que j’ai oublié.

Mes meilleurs vœux vous souhaitant,
En ce jour 2019 premier du nouvel an ;
À toutes et à tous : Bonheur Amour Santé,
Que ces mots pour vous soient exaucés.

Maxalexis
Le droit d’auteur.

https://www.mon-poeme.fr/poeme-meilleurs-voeux/

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Antoine de Latour (1808-1881)

Posté par cielnuageux le 24 avril 2016

http://www.poesie-francaise.fr/antoine-de-latour/poeme-au-printemps-qui-ne-vient-pas.php

 

Recueil : Loin du foyer (1835).

   
 P1050061 [1024x768]

Où donc est le printemps ? Endormi sous la nue
Le soleil ne luit pas ou brille sans chaleur,
Et dans les champs, la neige, aux arbres suspendue,
Tient la sève captive et dévore la fleur.

 

 P1050069 [1024x768]

Tout frissonne et se tait ; le pauvre laboureur
S’assied morne et pensif sur quelque roche nue ;
Le pain pour ses enfants va manquer, et son cœur
Maudira l’heure sainte où leur mère est venue.

   

 P1050065 [1024x768]

Il est aussi des temps où du soleil divin
L’homme attend le retour et le demande en vain ;
Qui de nous, une fois, et de l’âme et du monde

 N’a cru voir les destins confondus et flottants,
Et des esprits troublés sondant la nuit profonde
Ne s’écria jamais : — Où donc est le printemps ?

P1050066 [1024x768]

   
 

 

 

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Tchaïkowsky (2)

Posté par cielnuageux le 24 avril 2016

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Tchaïkovsky

Posté par cielnuageux le 24 avril 2016

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Charles-Marie-René Leconte de Lisle

Posté par cielnuageux le 14 octobre 2015

J’ai vécu, je suis mort
Les yeux ouverts, je coule
Dans l’incommensurable abîme, sans rien voir,

Lent comme une agonie et lourd comme une foule
Inerte, blême, au fond d’un lugubre entonnoir
Je descends d’heure en heure et d’année en année,
A travers le muet, l’immobile, le noir.

Je songe et ne sens plus, l’épreuve est terminée,
Qu’est-ce donc que la vie ? étais-je jeune ou vieux ?
Soleil ! Amour ! rien, rien
Va, chair abandonnée !
Tournoie, enfonce, va !
Le vide est dans tes yeux et l’oubli s’épaissit et l’absorbe à mesure.

Si je rêvais.
Non, je suis bien mort.
Tant mieux.

 

 

 

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Complainte du jardinier (Jacques-Maurice Sutherland)

Posté par cielnuageux le 9 mars 2012

Combien me reste-t-il de printemps à semer
Quand le soleil levant dissipe la grisaille?
Perce-neige et crocus, plantés dans la rocaille,
Seront les tout premiers pour venir nous charmerL’odorant seringa, le muguet, la jonquille,
Les arbres du verger, tout habillés de blanc,
Ecoutent, stupéfaits, la grive qui babille
Et les éclats de voix d’un merle conquérant.

 

Combien me reste-t-il d’étés à contempler
Quand la lune est propice au lever des semailles?
Les prés sont tout remplis de champêtres sonnailles.
Les taillis, les buissons de nids vont se peupler.
Le moineau pillera la fraise et la framboise.

Le discret chèvrefeuille embaume les matins,
La frèle campanule a des airs de bourgeoise,
Le rosier souverain exhale ses parfums.

Combien me reste-t-il d’automnes à subir
Quand septembre apparaît nous tenant ses promesses?

Les jardins, les vergers dispensent leurs richesses
Et l’ouest orageux nous frappe sans faiblir.

 

 

 

L’aronde se rassemble et la maison frissonne,
Notre parterre accueille un dernier papillon;
Quand tout devient muet, la nature s’étonne
Et le merle craintif se cache en son buisson.Combien me reste-t-il d’hivers à redouter
Quand l’aquilon fougueux nous couvre de nuages?
Les oiseaux migrateurs quittent leurs pâturages,
Les bois tout effeuillés semblent se lamenter;
Les champs sont dépeuplés, la nature déserte,
Tout n’est plus que silence engourdi de frimas,
Plus un cri, plus un chant, toute chose est inerte,
Seul, le vent mugissant sévit avec fracas.

 

Puissent d’autres saisons m’accorder un répit,
J’aime où je vis heureux, j’admire la nature,
J’écoute les oiseaux, j’aime ce qui fleurit,
Mais, quand le temps viendra de l’ultime écorchure,
Fasse que le soleil qui toujours me sourit

Se penchera vers moi pour panser ma blessure

 

 

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Auteur contesté, poésie originale

Posté par cielnuageux le 30 novembre 2011

Les pantoufles chantaient dans l’azur famélique,
Au rythme entrelacé de mâles abricots,
Et les cochons, volant à l’entour des Portiques,
Afin d’y voir plus clair, enlevaient leur tricot.

C’est alors que parut un oncle d’Amérique,
L’oeil vélocipédique et bourré d’asticots,
Portant sur un plat d’or des bémols maginfiques,
Et les poches bourrées de vieux os de gigots.

Soudain, il monta, pâle, sur l’impériale.
Le baromètre à plumes en attrapa la gale,
Et passa subito de la vie au trépas.

Les péritoines bleus s’enfuirent en déroute,
Et le pétrole, assis sur le bord de la route,
Regardait d’un oeil torve et ne comprenait pas.

 

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Yves Duteil

Posté par cielnuageux le 28 juin 2010

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Guillaume Apollinaire : l’adieu

Posté par cielnuageux le 23 juin 2010

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

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